4° dimanche de Pâques (7 mai 2017)
 
 
Jésus est le bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis...
 

• Actes des Apôtres 2,14a.36-41

Nous écoutons la fin de la catéchèse de Pierre le jour de la Pentecôte. Une foule importante de Juifs et de sympathisants se laisse toucher au cœur. Ils se font baptiser au nom de Jésus Christ et reçoivent l’Esprit Saint, entrant ainsi dans la vie trinitaire. L’église est en marche… elle ne cesse depuis de s’enrichir de tous ceux qui sont au loin et que Dieu appelle car la proposition de salut est universelle.

Dieu l'a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié : c’est une des formules primitives de profession de foi (kérygme) émanant des apôtres. Peu à peu, elles se développeront jusqu’aux deux formes du Credo que nous employons. Que devons-nous faire ? Les foules posaient déjà cette question à Jean-Baptiste (Lc 3, 10). Et dès qu’une situation nous paraît décisive, elle surgit aussi en nous.

Notre baptême au nom du Christ est l’événement majeur de notre vie. Il nous libère des péchés qui nous retiennent loin de Dieu. Il initie en nous une vie nouvelle que nous recevons et que nous devons entretenir avec la force de l’Esprit. Il nous fait entrer dans la communauté ecclésiale qui marche à la suite du seul pasteur.


• Psaume 22

Le véritable berger dont témoignent notamment le psaume 22 et les prophètes, c’est d’abord le Seigneur Dieu. Mais en écoutant ce psaume les chrétiens y reconnaissent aisément la figure de Jésus. Ne dira-t-il pas : moi et le Père nous sommes uns (Jn 10, 30) ?

• Jean 10,1-10

Après le récit de l’aveugle-né expulsé de la synagogue par les Pharisiens mais accueilli dans la communauté des disciples, Jésus raconte une parabole. Il y est question de brebis, de bergers et de porte. Les Pharisiens ne comprennent pas le sens. Jésus explique…

La vie pastorale était une réalité familière aux auditeurs de Jésus. Le soir, les troupeaux étaient rassemblés dans un enclos sous la garde d’un portier. Le matin, les bergers venaient reprendre leurs bêtes. Celles-ci suivaient leurs bergers respectifs au son de leur voix. Seuls les vrais bergers pouvaient passer par la porte. Ceux qui essayaient de s’introduire dans l’enclos d’une autre manière étaient des voleurs ou des bandits. Seuls les vrais bergers pouvaient également commander à leurs troupeaux qui reconnaissaient la voix de leur pasteur.

Si, dans la Bible, l’image du berger est fréquente pour évoquer Dieu, elle l’est aussi pour parler des rois et des responsables du peuple perçus parfois comme “ de misérables bergers qui laissent périr et se disperser les brebis du pâturage” du Seigneur (Jr 23,1). Ces misérables bergers sont ici les Pharisiens qui expulsent une innocente brebis du troupeau de Dieu.

Jésus est l’unique vrai pasteur et dans l’Église nul n’est berger s’il n’est intimement relié à Lui. Mais Jésus s’affirme aussi comme la porte. D’une part, il est le seul passage par lequel on peut accéder aux brebis. Pour aller à leur rencontre (être missionnaire), entrer dans l’enclos du troupeau (l’église), le Christ est le passage obligé. C’est par lui que la Vie se reçoit. Ceux qui, tels les Pharisiens, veulent l’éviter, sont des imposteurs. D’autre part, tous les mouvements, entrées et sorties, de toutes les brebis passent par lui. C’est par lui qu’on reçoit le salut, la vie en abondance dont les pâturages sont le signe.


On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (1 Pierre 2,20b-25) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales n° 6. Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre.

 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org