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Evangile de Jean
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Vocabulaire
Les mots-clés de l'évangile de Jean
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Certains mots de l'évangile de Jean ont un sens bien spécifique...
 

Connaitre

Dans la Bible, connaître n'est pas avoir des idées sur quelque chose, mais vivre une relation avec quelqu'un. En Jean, croire et connaître sont inséparables. Parce qu'il a vu Jésus, le disciple croit en lui et peut alors le connaître; en lui, Il connaît aussi Dieu, qui l'a envoyé; c'est cela la vie éternelle (17,3). Le Bon Berger connaît ses brebis et elles le connaissent, comme le Père le connaît et qu'il connaît le Père (10,14-15).

Croire

C'est une action à mener, une démarche à vivre, dans le temps. Les récits des rencontres de Jésus le montrent (ex. la Samaritaine; l'officier, ch.4; l'aveugle-né, ch. 9). La foi part souvent des signes faits par Jésus, mais elle doit les dépasser (4,48), pour aller jusqu'à sa personne; il est la Parole de Dieu qu'il faut croire. Après Pâques, les disciples comprennent que l'essentiel n'est plus de voir Jésus – ce qui devient impossible – mais de croire en lui (20,29).

Demeurer

Ce n'est pas seulement habiter quelque part (1,3839), mais aussi être présent à quelqu'un, durablement et fidèlement. Ainsi le Père demeure en Jésus, car il agit en lui (14,10), mais le Fils demeure aussi dans le Père, car il l'aime (15,10). Cette présence intérieure réciproque, Jésus la propose à ses disciples : « Demeurez en moi, comme moi en vous » (15,4). On peut aussi demeurer dans sa Parole, dans son amour (8,31; 15,9).

Gloire

La gloire de Dieu, c’est sa grandeur, sa beauté, sa puissance de salut, sa sainteté dont l'homme ne peut soutenir l'éclat. Elle est aussi sa présence invisible dans le Temple de Jérusalem. En Jean, Jésus est le nouveau Temple, la présence de Dieu parfaite, bien que cachée dans un être humain mortel. Par tout ce qu'il fait et tout ce qu'il est, Jésus glorifie le Père; ses disciples peuvent dire : « Nous avons vu sa gloire » (1,14). Dans sa mort et sa résurrection cette gloire sera manifestée (17,1) et elle rayonnera sur les croyants (17,22).

Heure

Jean appelle ainsi le moment central de toute l'histoire du salut, le sommet vers lequel progresse toute la vie de Jésus. Annoncée dès le premier signe de Cana (2,4), Jésus la redoute et l'attend â. Ia fois, lors des derniers jours (12,23.27). Elle coïncide avec la Passion et la Résurrection, « passage de ce monde au Père » (13,1; 17,1). Pour les disciples aussi viendra l'heure de la persécution (16,2) et de la résurrection (5,25.28). Jésus compare cette heure de mort et de vie à un accouchement (16,21).

Juifs

Chez Jean, ce mot désigne souvent la foule de Jérusalem (les habitants de Judée), parmi lesquels des amis de Jésus. Parfois il s'agit de ses adversaires; par exemple dans le récit de la Passion, les responsables représentent tout le peuple juif (18,31 etc.). Quand est rédigé le quatrième évangile, les chrétiens sont déjà exclus du judaïsme (9,22) et l'expression « les Juifs » symbolise tous ceux qui refusent de croire en Jésus. Pourtant la parole « Le salut vient des Juifs » (4,22) reconnaît la place centrale d'Israël dans l'histoire du salut.

Lumière

Dans la Bible, la Parole de Dieu est appelée lumière, car elle montre la vérité. Parce qu'il est la Parole, le Verbe de Dieu Jésus est la lumière qui éclaire lé monde (8,12) et la route de tout homme (1,5). Vie et lumière sont synonymes. Mais cette la lumière brille au milieu de ténèbres : l'hostilité et l'incroyance des hommes pécheurs. Jésus les appelle à quitter leurs œuvres mauvaises (3,19-21) pour devenir des fils de lumière (12,36).

Monde

L'univers créé par Dieu est bon, mais l'humanité qui en est le centre a une relation ambiguë avec Dieu. D'où les deux sens possibles :

­­- les hommes que Dieu aime et veut sauver (3,16), mener à la foi en son Fils (17,21);

- les hommes pécheurs, asservis par le « Prince de ce monde » (14,30), Satan, qui sont en révolte contre Dieu et refusent son envoyé Jésus. C'est contre ces forces du mal que Jésus combat et remporte la victoire (16,33). Les disciples vivent dans le monde mais ils ne sont pas du monde (17,14-16). Jésus les y envoie pour témoigner de lui (17,18).

Paraclet

Au tribunal, ce terme désigne l'assistant, l'avocat qui soutient et défend celui qui est jugé (et non son « consolateur »). Pour Jean, Jésus est notre premier paraclet, mais avant son départ il annonce l'envoi d'un autre paraclet (14,16; 15,26). Celui-ci continuera et étendra la présence réconfortante de Jésus à tous les croyants, dans le grand procès que leur intente le monde, à travers les siècles. Il rappelle et fait comprendre aux disciples les paroles de Jésus, témoignant ainsi que Jésus est vainqueur du monde (14,26; 16,13).

Signes

Jean ne parle pas de « miracles » de Jésus, mais de ses œuvres ou de ses signes (2,11). Ce sont des gestes concrets qui soulagent la souffrance des hommes (guérisons, dons du pain et du vin, etc.) mais aussi des gestes symboliques qui révèlent sa relation unique à Dieu. Il ne suffit pas d'admirer le faiseur de miracles (6,26) ou d'attendre de lui des preuves pour croire sans risque (6,30); il faut découvrir qui il est, lui qui agit comme le Dieu de l'Exode: il est l'envoyé de Dieu, le Messie, le Fils de Dieu (20,30-31).

Vérité

Dans la Bible, ce mot renvoie souvent à Dieu, car lui seul est totalement vrai, sûr et fidèle dans sa relation aux hommes. Jésus les appelle à « faire la vérité » (3,21), en vivant, comme lui, une relation vraie avec Dieu. Mais, la vérité est aussi la révélation de Dieu par sa Parole (17,17). Jésus est venu pour lui rendre témoignage (18,37). Il peut même se proclamer la Vérité (14,6), car lui seul peut faire connaître le Père, dont il est l'expression parfaite. Cette vérité vivante ne s'oppose pas à l'erreur, mais au mensonge, qui est refus de la vérité (8,44).

Vie

Dieu est la seule source de toute vie. Jésus ne vit que par le Père (5,26) et il vient apporter aux hommes cette vie « en abondance » (10,10). Il guérit des malades, redonne la vie à Lazare déjà mort. Il annonce une vie nouvelle à Nicodème ou à la Samaritaine (ch. 3 et 4). Il se présente comme Pain de vie (ch. 6), source d'eau vive (7,37-39). Cette vie de Dieu donnée par amour pour ses amis (15,13) est déjà la vie éternelle.

© SBEV.

 
 
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La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org