416
Apocalypse
224
Confiance
149
Espérance
423
peur
14
Soupa Anne
Affronter la peur
Commentaire au fil du texte
 
Commencer
 
Le récit de Jean permet à ses lecteurs d'affronter des peurs très anciennes...
 

"Un grand signe"

Les premiers mots donnent le ton. Il s'agit d'un signe, non d'une femme réelle. Dans cet écart, tout un monde s'ouvre à nous, les lecteurs. Un monde où nos peurs et nos espoirs prennent corps. Ce que, dans l'expérience, nous avons de la peine à voir est mis sous nos yeux. Et si le premier signe, lumineux et dramatique, renvoyait à l'humanité dans sa fonction créatrice, porteuse de vie ? Et si le second, terrifiant, n'était qu'une mise en forme de tout ce qui contrarie la vie ? Alors Jean nous donnerait, en même temps que les mots pour nommer le mal, les moyens de le vaincre.

Un dragon prêt à "dévorer l'enfant"

L'épreuve terrible ici décrite nous concerne tous. En effet, l'enfant, celui que nous avons été, ne se représente-t-il pas sa propre mort sous la forme d'un fantasme de "dévoration" par un ogre ? Peur enfouie dans la mémoire. Tout, de nos œuvres, peut se retrouver broyé par les mâchoires du monstre : nos enfants, nous-mêmes, ce que nous avons créé et fait fructifier. 

"Il y eut alors un combat"

Il faut donc accepter de combattre. Tous nos combats s'engouffrent dans le récit de Jean. Combats menés depuis l'enfance pour vaincre la peur, rester fidèle, faire grandir la vie en nous et autour de nous. Remarquons cependant que ce combat a lieu au ciel, hors de notre champ d'action. Il n'oppose pas directement la femme au dragon mais il est mené par un ange du Seigneur. "Gardez courage, semble dire Jean, car votre propre combat est relayé par un autre, dans le ciel."

"Il a été précipité, l'accusateur"

Au terme, la victoire ! La bataille est déjà gagnée. Le diable rôde encore sur terre, provoquant craintes et angoisses, mais il lui reste "peu de temps". Dieu ne saurait nous abandonner, le sang de l'Agneau vient à notre secours et nous rend la joie.

 

© SBEV. Anne Soupa.

 
Ap 12,1-18
1Un grand signe apparut dans le ciel  : une femme, vêtue du soleil, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.
2Elle était enceinte et criait dans le travail et les douleurs de l'enfantement.
3Alors un autre signe apparut dans le ciel : C'était un grand dragon rouge feu. Il avait sept têtes et dix cornes et, sur ses têtes, sept diadèmes.
4Sa queue, qui balayait le tiers des étoiles du ciel, les précipita sur la terre. Le dragon se posta devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l'enfant dès sa naissance.
5Elle mit au monde un fils, un enfant mâle ; c'est lui qui doit mener paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son trône.
6Alors la femme s'enfuit au désert, où Dieu lui a fait préparer une place, pour qu'elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours.
7Il y eut alors un combat dans le ciel : Michaël et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon lui aussi combattait avec ses anges,
8mais il n'eut pas le dessus : il ne se trouva plus de place pour eux dans le ciel.
9Il fut précipité, le grand dragon, l'antique serpent, celui qu'on nomme Diable et Satan, le séducteur du monde entier, il fut précipité sur la terre et ses anges avec lui.
10Et j'entendis une voix forte qui, dans le ciel, disait : Voici le temps du salut, de la puissance et du Règne de notre Dieu, et de l'autorité de son Christ ; car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu, jour et nuit.
11Mais eux, ils l'ont vaincu par le sang de l'agneau et par la parole dont ils ont rendu témoignage : Ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort.
12C'est pourquoi soyez dans la joie, vous les cieux et vous qui y avez votre demeure ! Malheur à vous, la terre et la mer, car le diable est descendu vers vous, emporté de fureur, sachant que peu de temps lui reste.
13Quand le dragon se vit précipité sur la terre, il se lança à la poursuite de la femme qui avait mis au monde l'enfant mâle.
14Mais les deux ailes du grand aigle furent données à la femme pour qu'elle s'envole au désert, au lieu qui lui est réservé pour y être nourrie, loin du serpent, un temps, des temps et la moitié d'un temps.
15Alors le serpent vomit comme un fleuve d'eau derrière la femme pour la faire emporter par les flots.
16Mais la terre vint au secours de la femme : la terre s'ouvrit et engloutit le fleuve vomi par le dragon.
17Dans sa fureur contre la femme, le dragon porta le combat contre le reste de sa descendance, ceux qui observent les commandements de Dieu et gardent le témoignage de Jésus.
18Puis il se posta sur le sable de la mer.
Ap 12,1-18
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org