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Accueil | Plan | Nous contacter | Recherche | Textes bibliques Premier Testament 2008 Voilà 14 ouvrages recensés dans les Cahiers Evangile de l'année 2008. Nous les avons aimés ou discutés. Ceux-ci concernent la Bible juive et l' AncienTestament des chrétiens. Ancien Testament interlinéaire hébreu - français Depuis longtemps déjà, les lecteurs anglophones avaient accès à un Ancien Testament interlinéaire hébreu-anglais ; les francophones, eux, ont dû patienter pour pouvoir disposer d'un tel instrument de travail dans leur langue. Mais l'attente n'aura pas été déçue, et c'est un superbe ouvrage que l'Alliance Biblique Universelle et sa filiale française mettent aujourd'hui à la disposition de tous ceux qui voudraient découvrir ou mieux connaître le texte de la Bible hébraïque. Fruit de six années de travail mené par une équipe interconfessionnelle et internationale de près de trente collaborateurs, cette traduction interlinéaire « est à mi-chemin entre le dictionnaire et la grammaire d'un côté et le texte biblique lui-même de l'autre » (p. V), et elle constitue un véritable guide à travers la Bible. Le texte biblique présenté ici est celui de la Biblia Hebraica Stuttgartensia qui reproduit le texte d'un célèbre manuscrit copié en 1008-1009 et qui est le plus ancien manuscrit complet de la Bible subsistant aujourd'hui. Par ailleurs, entre chaque ligne du texte hébreu, chaque mot est accompagné d'une traduction en français qui essaie de rendre compte de sa signification en fonction du contexte. En bas de page figurent deux traductions connues : la Traduction œcuménique de la Bible et la Bible en français courant ; la présence de ces versions françaises permet de faire des comparaisons, et aussi de compenser la tournure étrange et les défauts de syntaxe inévitablement liés à la traduction mot à mot du texte hébraïque. Mais ce n'est pas tout ! Au fil des pages et des versets, de nombreuses aides sont offertes au lecteur. Après la très intéressante préface de l'exégète suisse Adrian Schenker, l'introduction indique au lecteur les principes de l'ouvrage et lui donne des informations pour l'utilisation de l'Ancien Testament Interlinéaire (ATI). À la fin du livre, se trouvent plus d'une trentaine de pages d'annexes - remarquables ! - portant sur des points de grammaire hébraïque, des questions sémantiques importantes pour la traduction... Ainsi, par exemple, attirera-t-on l'attention sur le tétragramme, sur les différents sens et emplois possibles de mots tels que yad : main et ben : fils, sur les valeurs aspectuelles en hébreu et la question des temps... On note aussi la présence d'une bibliographie, d'une table de conjugaisons, d'un index de mots hébreux et de mots français. Dans le corps du texte, le lecteur trouvera nombre d'informations placées en exposant. Elles indiquent la racine verbale quand celle-ci n'est pas immédiatement reconnaissable, mais aussi la conjugaison du verbe et son mode. En outre, pour des difficultés plus générales, des appels de notes renvoient aux annexes situées en fin de volume. Une solution a aussi été trouvé au problème posé par les cas de qeré/ketiv ; dans l'ATI, les deux leçons sont données l'une à la suite de l'autre. « Une telle traduction peut servir de nombreux buts du moment qu'elle est bien faite et solide sous l'aspect linguistique et biblique. Et c'est le cas ici », écrit A. Schenker dans la préface (p. VIII). Cet excellent ouvrage, au demeurant bien présenté, aux beaux caractères hébreux et de lecture agréable, ne pourra qu'être recommandé à tous les hébraïsants, chevronnés ou non. (Caroline Runacher)
Ce manuel est une grammaire, non une méthode d'initiation à l'hébreu biblique. Il sera très utile, grâce à sa simplicité pédagogique, pour tous ceux et celles qui commencent l'étude de cette langue, car il fournit des repères clairs et bien disposés. Il traite d'abord de l'écriture de l'hébreu, puis de la structure de ses expressions, des mots fonctionnels, du nom, du verbe, de la phrase. Les explications sont concises, suffisantes et non encombrées, ce qui est une belle qualité pour un manuel pour débutants - assurant des bases solides. Les tableaux sont nombreux, tant dans le cours des chapitres, que pour les formes verbales à la fin de l'ouvrage. L'atout majeur tient à ce que l'auteur présente de manière remarquable la morphologie - notamment pour les conjugaisons. Outre l'explication des formes, quelques lignes indiquent l'usage dominant de chacune d'elles. Les différentes classes de racines hébraïques sont suffisamment illustrées d'exemples, ce qui permet de bien les comprendre. Sur le plan théorique, on se réjouira de l'approche de la phrase verbale à partir de la structure de la prédication : c'est là un très bon point de vue, fondamental pour comprendre comment la langue fonctionne. Par contre, on peut se demander s'il ne convient pas de traiter les formes verbales avant les formes nominales (certes, ces dernières sont plus faciles à appréhender) - notamment pour le cas des formes nominales qui dérivent de formes verbales. Du coup, on comprendrait mieux pourquoi les adjectifs sont traités avec les noms. Un petit regret : quelques suggestions pour analyser une forme morphologique, notamment les formes verbales des différentes classes de racine, auraient été utiles, surtout pour des étudiants débutants. Notons que le tableau des accents annoncé p. 11 est introuvable. Ceci étant, nous avons là une excellente grammaire élémentaire, un outil précieux par sa clarté et la simplicité mise à la disposition de l'étudiant à partir d'une grande maîtrise et intelligence de la langue hébraïque. (Jean-Marie Carrière)
L'introduction élaborée par le professeur américain Lambdin en 1971, à Harvard, est enfin disponible en français 37 ans après sa publication ! Un grand merci à F. Lestang et à Profac Lyon. Tous ceux qui ont appris l'hébreu par son intermédiaire - et ils sont nombreux - s'en réjouiront. Elle est d'une efficacité indéniable. Les grammaires et méthodes françaises sont plus thématiques. Ici, l'étudiant part du niveau zéro de la langue à la leçon 1 pour parvenir à lire et à traduire la Bible hébraïque sans trop de difficulté à la leçon 55. Comment ? D'abord, par une approche progressive et logique. Chacune des 55 leçons aborde un point de grammaire. Des exercices d'application (versions et thèmes) sont proposés à la fin de chaque leçon et toutes les phrases hébraïques sont tirées de la Bible. Enfin, une liste de vocabulaire - à mémoriser - reprend les mots nouveaux de la leçon. Les leçons suivantes reviennent sur les points de grammaire et le vocabulaire vus précédemment, pour une assimilation totale. Ensuite par une approche systématique. Cette introduction couvre l'ensemble des formes présentes dans la Bible hébraïque. À ce titre, l'usage du livre requiert de la ténacité. Certes, il permet d'assimiler le vocabulaire et la grammaire de l'ensemble des formes présentes dans la Bible hébraïque, mais en 55 leçons de plus en plus ardues. Le principe est que l'étudiant ne passe pas à une leçon sans avoir maîtrisé le vocabulaire et la grammaire de la précédente. Il existe à mon sens quelques limites à la méthode, qui tiennent à son usage, et non à son contenu. J'en signale deux. D'une part, l'apprentissage progressif et systématique de la méthode requiert de la volonté, de la patience, et un temps de travail conséquent (compter en moyenne 2 à 3 heures de travail par leçon), difficiles à conserver sur le long terme si l'on travaille seul. Un travail en groupe permet de surmonter les découragements passagers. D'autre part, on ne trouve pas ici de corrigé des exercices, ce qui pourrait dissuader une utilisation solitaire du livre. Signalons qu'un tel corrigé existe, mais en anglais (H. G. M. Williamson, Annotated Key to Lambdin's Introduction to Biblical Hebrew, Old Testament Guides, Sheffield Academic Press, 1987). Espérons qu'il sera un jour traduit. Notons enfin que, à l'instar de la plupart des grammaires et méthodes de l'hébreu biblique, on trouve, à la fin de l'ouvrage, des annexes récapitulant l'ensemble de la grammaire par tableaux, ainsi qu'un glossaire basique français-hébreu et hébreu-français.Pour résumer, si vous êtes fermement décidés à maîtriser l'hébreu biblique, en y consacrant du temps et de la régularité, la méthode de Lambdin constitue un investissement que vous ne regretterez nullement. (Maurice Autané)
Avoir à sa disposition une histoire d'Israël brève pour accompagner la lecture de la Bible, qui n'a souhaité disposer d'un tel outil ? Luca Mazzinghi (L.M.), professeur à Florence et à Rome, réussit cette gageure d'offrir un volume qui se présente comme un « manuel de base » lisible, bien documenté et agréable. Le livre est divisé en sept parties qui saisissent les grands axes de l'histoire d'Israël depuis ses origines jusqu'à la chute de Jérusalem en 135. Un premier chapitre introduit le lecteur aux problèmes de méthodes et pose la question de l'histoire et de la vérité dans la Bible (vérité salvifique plus qu'historique) à partir d'une simple point de départ : quand commence l'histoire d'Israël ? Quelle que soit l'option retenue (l'Exode, David, après ?), il importe de garder à l'esprit que si « les auteurs bibliques ont un projet historien marqué par d'une visée idéologique, leur objectif premier est d'ordre théologique ». Ce livre à l'écriture fluide permet au lecteur de la Bible d'avoir à sa disposition les informations utiles : époques principales avec leurs caractéristiques, grandes puissances et institutions, mutations culturelles et histoires des idées, ruptures marquantes de l'exil, naissance de la diaspora, période romaine qui constitue le milieu historique des textes évangéliques. L.M. essaye de trouver une ligne de crête entre les discussions scientifiques et les connaissances de base, dans la conviction que les récits bibliques n'ont pas été écrits pour « informer » le lecteur, mais pour le « former », « c'est-à-dire l'éduquer à accueillir la Parole de Dieu, une parole enracinée dans l'histoire des hommes ». Une mention spéciale pour le chapitre sur les origines d'Israël, question particulièrement discutée actuellement. En une vingtaine de pages, L.M. résume quelques dossiers. À propos des Patriarches, il reconnaît que les données historiques sur le sujet sont très pauvres et qu'un texte aussi important que Gn 12, « l'appel d'Abraham », est probablement tardif : il présente l'histoire d'Abraham comme un encouragement pour les exilés de Babylone. L.M. pose ensuite la question des « origines » d'Israël : population autochtone ou venu d'ailleurs (Égypte) ? Il se montre prudent dans l'évaluation des hypothèses : ce fut probablement « un phénomène long et complexe dans lequel nous ne pouvons exclure des actions militaires à échelle réduite, des infiltrations graduelles, des ressemblances étroites entre "Israélites" et "Cananéens" ». Des cartes, une chronologie, un glossaire et une brève bibliographique complètent heureusement cet ouvrage qui pourra être fort utile aux animateurs de groupes bibliques. (Joëlle Ferry) Cette première histoire d'Israël n'est autre que l'ensemble Deutéronome-Josué-Juges- 1 & 2 Samuel-Rois, ensemble qui constitue l'Histoire deutéronomiste. Le concept remonte à Martin Noth qui, en 1943, présenta ces livres comme une histoire cohérente rédigée par un seul auteur écrivant en Palestine pendant l'Exil, plus précisément vers 560, c'est-à-dire après la réhabilitation du roi Yoyakîn. L'ouvrage viserait à relire les événements depuis les origines mosaïques jusqu'à la fin du royaume de Juda, et son principal souci serait de donner un sens à la catastrophe. Mais beaucoup de questions se posent : Dans quelle mesure s'agit-il vraiment d'une histoire ? Faut-il en attribuer la production à un rédacteur ou à plusieurs, comme l'ont pensé beaucoup de successeurs de Noth ? Dans ce cas, à quelles époques faut-il situer ces rédactions ? Telles sont les questions sur lesquelles Th. Römer (T.R.) fait le point et propose une solution. T.R. distingue trois principales étapes de production littéraire. La première à l'époque néo-assyrienne. À ce stade, nous n'avons pas encore une « histoire deutéronomiste » continue, mais une collection de rouleaux comprenant grosso modo le Code deutéronomique, l'histoire de la conquête au début de Josué, et une trame de l'histoire des rois. Ces écrits de propagande royale influencés par la littérature assyrienne étaient destinés à soutenir la politique centralisatrice de Josias. Le second stade se situe pendant l'exil et correspond plus ou moins au Deutéronomiste de Noth, à ceci près que les auteurs sont ici des scribes, membres des élites judéennes déportées à Babylone. Cette littérature de crise veut rendre compte du drame de 597 - 587 av. J.-C. C'est maintenant une véritable histoire, articulée sur des discours (p. ex. le discours d'adieu de Moïse) qui délimitent six grandes périodes : les origines, la conquête, le temps des juges, la monarchie unie, les deux royaumes et les derniers jours de Juda ; les annonces réitérées de l'exil ponctuent le tout. La troisième et dernière étape intervient au début de l'époque perse. Les auteurs sont des prêtres et des scribes revenus d'exil, ou leurs descendants, qui dirigent la province de Judée. Ils éditent l'Histoire Deutéronomiste dans un esprit plutôt agressif, voire ségrégationniste ; ils veulent en effet lutter pour le monothéisme tout en se démarquant, non pas tellement des nations environnantes, mais surtout du « peuple du pays », à savoir les juifs n'ayant pas quitté la Palestine. Après un panorama de la recherche sur l'Histoire Deutéronomique, T.R. expose la vision dont je viens de donner une esquisse trop brève ; puis il passe en revue les trois étapes pour y situer tous les textes de Dt - 2 R. Travail monumental qui, cela va sans dire, sera contesté sur plus d'un point par d'autres spécialistes... mais je veux surtout souligner que cette synthèse impressionnante d'érudition est aussi un ouvrage d'une grande clarté et dont la lecture est fort agréable. (Paul Agneray)
Pour aller plus loin, quoi de mieux que les actes du colloque de l'ACFEB (Association catholique française pour l'étude de la Bible) qui s'est tenu en 2005 ? D'autant que l'on y retrouve plusieurs des signatures de l'ouvrage ci-dessus comme M.-F. Baslez, J. Briend, Th. Römer. Ce colloque fut un événement (voir le compte-rendu d'A. Marchadour dans le C.E. 134, 2005, p. 50-53). Outre une introduction par D. Doré, le volume ajoute deux inédits : une préface de J.-M. Poffet, directeur de l'École biblique et archéologique de Jérusalem et, à fin, des Ouvertures par J.-M. Carrière. Il n'est pas seulement destiné, comme souvent, aux participants du colloque et aux étudiants. Tout animateur biblique trouvera ici de quoi mieux assurer le service de lecture intelligente de la Bible qui est le sien, les questions de vérité historique revenant systématiquement dans les rencontres. Ainsi, depuis quelques années, l'historicité des patriarches et de l'exode a été fortement ébranlée. Th. Römer, historien, et F. Brossier, formateur catéchétique, tirent les conséquences de cet état de fait qui instaure, aujourd'hui, un nouveau rapport aux origines. Par ailleurs, si les projets historiens investissent les récits (de façon plurielle, on n'écrit pas avant l'exil comme à l'époque du second Temple), ils ne sont pas absents des écrits prophétiques comme le montre A.-M. Pelletier à partir d'Isaïe. Le volume entier est riche de perspectives. On rapprochera ainsi les réflexions de J.-L. Ska sur les méthodes de l'historiographie contemporaine concernant le passé d'Israël de celles de C. Théobald sur la pertinence, aujourd'hui, du concept d'Histoire du salut et sur le nécessaire rapport entre la foi et l'histoire. L'ouvrage, où chaque contribution a sa valeur propre, noue admirablement rigueur scientifique et portée pastorale. (Gérard Billon)
Est-ce un signe de notre époque ? Dans bien des domaines, de la cuisine au marketing en passant par la gestion de la violence à l'école, nombre d'ouvrages intègrent dans leur titre la notion de 10 commandements. Il ne reste très souvent de biblique que la dénomination. Il en va autrement dans cet ouvrage de Philippe Malidor (P.M.) dont le plan, en 10 parties, reprend les 10 « paroles » (ou commandements) qui sont énoncées en Ex 20 et Dt 5. Dans l'introduction, P.M., journaliste protestant, insiste sur leur dimension fondatrice : « il y a quelque chose d'universel dans leur message (...) Ils forment une excellente base de morale pratique pour tous les êtres humains » (p.11). En même temps, il signale qu'il faut les relier avec les autres moments de la Révélation. Ainsi, depuis Ezéchiel (18,1-4), on entend autrement le report des bénédictions ou malédictions sur les générations futures (Deuxième parole) : désormais, chacun doit rendre compte personnellement de ses actes. Ces 10 paroles sont donc à la fois « intouchables sur le fond, et pourtant il nous faut comprendre comment les appliquer aujourd'hui » (p.15). Et c'est bien là la question : faut-il « appliquer » ? Le développement actualisant de chaque commandement laisse perplexe. Certes P.M. interpelle : quelles sont nos idoles, nos faux dieux ? (Première parole) ; que faisons-nous du repos pour le Seigneur ? (Quatrième parole) ; voyons nous vraiment la Loi comme un élément qui régule la vengeance ? (Sixième parole). Mais on est gêné par le renvoi non distancié à l'actualité récente : 11 septembre, 35 heures, mai 68 etc. La présentation proprement biblique du décalogue n'est pas en cause et s'appuie sur les études du pasteur Alphonse Maillot et du rabbin Marc-Alain Ouaknin. Cependant, dans ses développements, P.M. passe trop vite d'une citation biblique à la réalité contemporaine, même en faisant appel à d'autres passages bibliques. Il n'est pas sûr que l' « application » morale soit aussi claire qu'il le suggère. Ainsi au sujet de la Cinquième parole (« honore ton père et ta mère »), il avance que celui qui ne respecte pas ses parents risque fort de ne pas être à son tour respecté par ses propres enfants. Est-ce là le sens du verset ? P.M. s'appuie alors sur un épisode de la Genèse : « en déshonorant Noé son père, Cham attire une malédiction sur son propre fils ». Depuis la Réforme, le commentaire de chacune des Dix paroles par un épisode biblique est classique dans la catéchèse tant protestante que catholique. La conclusion, par contre, l'est moins : « Nous pouvons discerner dans cet épisode qui date de l'aube de l'humanité une parabole du tournant qui s'est annoncé dans les années 1964-68 ». Cette génération a voulu se libérer de l'autorité mais « au seuil des années 2000, les ‘soixante-huitards' ont été méprisés par leurs enfants » (p.65-66). Bien des lecteurs réagiront : est-ce si simple, tant sur l'analyse de la « génération 68 » que sur le rapport tissé avec les textes bibliques ? Un tel essai pose une question passionnante, celle de l'impact de l'Écriture sur notre aujourd'hui. Mais la réponse déçoit. En fait, au lieu de laisser le décalogue inspirer des attitudes, P.M. se risque à juger certaines réalités contemporaines. Il semble ainsi mettre l'hier et l'aujourd'hui sur le même plan et oublie les écarts contextuel et historique (pourtant exprimés dans son introduction). Les 10 paroles viennent d'un temps fondateur et elles ont bien souvent été réinterprétés au sein même du corpus biblique. C'est dans ce dynamisme inspirant qu'il aurait convenu de se situer. (Sylvie Mériaux)
Dans une première partie, Bernard Renaud (B.R.) examine principalement trois grands textes relatifs à la révélation du Nom de Dieu. Au Buisson ardent (Ex 3), le Nom apparaît comme objet de connaissance, qui, tout en indiquant une présence, garde cependant sa part de mystère. En Ex 6, où le Nom est au centre focal de l'oracle, il signifie la présence de Dieu à l'histoire, actualisée dans le sacrement de l'alliance. En Ex 34, après l'épisode du veau d'or, le Nom reçoit un contenu, celui de la miséricorde et de la fidélité de Dieu envers son peuple. Cette première partie s'achève sur la théologie deutéronomique du Nom. La formule du Deutéronome à propos du « lieu » qu'est le Temple de Jérusalem montre alors l'articulation de la révélation du Nom à son invocation - c'est l'objet de la seconde partie. Ce sont bien sûr les Psaumes qui mettent en évidence l'évocation du Nom dans l'histoire d'Israël. Et, en premier lieu, les psaumes de louange, comme les Ps 113 ou 8, du fait que la louange ne se contente pas de raconter les merveilles de Dieu, mais tente aussi de « dire » Dieu, en déployant les virtualités de son Nom. Mais les moments de détresse, qui suscitent les psaumes de supplication, en viennent aussi à invoquer le Nom de Dieu, comme ce point d'appui fondamental qui fonde la confiance dans l'épreuve. Une ouverture à l'invocation du Nom de Jésus dans le N.T. achève tout naturellement cette seconde partie du livre. En déployant de manière claire et très accessible cette articulation forte entre la révélation du Nom divin et son invocation, B.R. met au jour des repères utiles pour l'expérience de la prière, que nous recevons de la tradition biblique accomplie dans la révélation du Christ. (Jean-Marie Carrière)
Après le C.E. n° 142 (décembre 2007) dû à D. Janthial et avant l'ouvrage de J. Ferry, le livre d'A.-M. Pelletier (A.-M. P.) invite à entrer dans tout le livre d'Isaïe. Il y a là une conjonction des recherches qui renouvelle l'approche d'un livre que l'on trop souvent coupé en trois sans mettre en valeur les liens nécessaires entre ses parties ! Dès l'abord, A.-M. P. invite le lecteur à prendre conscience des conditions et de l'enjeu d'une lecture continue, une lecture qui s'émerveille devant la beauté et la force poétique d'Isaïe, mais qui est également longue et difficile : les genres littéraires sont multiples, les oracles de jugement et de consolation se succèdent selon un agencement qu'on a du mal à comprendre. On est sans cesse confronté aux épreuves dramatiques de l'histoire du VIIIe au VIe siècle. Et, de ces épreuves, la moins douloureuse n'est pas de constater l'aveuglement d'Israël, son « endurcissement ». Selon A.-M. P., celui qui accepte de durer dans cette lecture va y trouver « une clé pour entrer dans l'intelligence de l'histoire passée et à venir ». Il s'agit, dira-t-elle dans la conclusion, de « scruter les temps, pour y discerner une logique qui ne soit pas seulement celle des mouvements de surface, y saisir le travail d'une causalité plus profonde que celle des ambitions ou des haines du cœur humain qui mettent si souvent en mouvement les sociétés et produisent leur histoire officielle ». Le propos est intéressant et ambitieux, trop peut-être. Il me semble qu'à la fin du livre le lecteur reste un peu sur sa faim, par exemple sur la nature de cette « temporalité spirituelle » (p. 180) dont il est question. Cela dit, le corps de l'ouvrage consiste en un commentaire du texte biblique, du premier au dernier chapitre, avec une répartition en trois sections comme on le fait d'ordinaire : l'œuvre du premier Isaïe, puis le Deutéro-Isaïe à la fin de l'exil et les « prolongements eschatologiques de l'espérance » après le retour. Selon l'habitude de la collection grand public qui l'accueille, l'ouvrage est assorti d'une brève bibliographie ; des annexes fort utiles relèvent les citations d'Isaïe dans le N.T., dans les littératures juive et chrétienne, ainsi que son usage liturgique. (Paul Agneray)
Comme le suggère la citation choisie en sous-titre, Joëlle Ferry (J.F.) se propose de lire Isaïe « comme un livre » ce qui n'est pas aussi évident qu'il y paraît. « Un » livre, et non pas une accumulation de péricopes, ni la juxtaposition de trois tomes plus ou moins bien reliés. C'est ainsi qu'après un tour d'horizon de l'histoire de l'exégèse d'Isaïe, elle s'attaque à la question de l'architecture du livre et y décèle une structuration bipartite (ch. 1-33 et 34-66), œuvre de la rédaction finale. Entre autres aspects intéressants, notons que, dans cette structure, les ch. 36-39 (relatant essentiellement l'invasion assyrienne de 701) figurent, non pas comme un « appendice » à la fin de la première partie, mais comme un prologue historique au début de la seconde, faisant pendant aux ch. 7-8 (écrits à l'occasion de la guerre syro-ephraïmite). À la suite de D. Janthial (C.E. 142, p.34-38), apparaît un parallèle très éclairant entre l'attitude d'Akhaz et celle d'Ézéchias, sur le thème de la foi. Dans une seconde partie, J.F. examine quelques questions incontournables de la thématique d'Isaïe. Tout d'abord, comme A.-M. Pelletier, l'inquiétante énigme de l'endurcissement du cœur qui devient moins ténébreuse quand on la situe dans l'ensemble du livre, que ce soit en considérant l'histoire de sa composition ou selon une approche narrative. Ensuite, le double ou triple thème : justice/droit/salut, avec un passage de l'éthique à l'accueil. Puis la figure unique et multiple du (des) serviteur(s), qui débouche sur une invitation faite au lecteur d'entrer dans le groupe de ceux qui appellent Yhwh « notre Dieu ». Enfin la figure changeante de Sion qui, tel un autre fil rouge, court d'un bout à l'autre du livre en illustrant les relations de Dieu avec son peuple, et même avec toute la création. À chaque fois, l'intérêt de la lecture proposée par J.F. est de situer ces thèmes dans une perspective dynamique embrassant tout Isaïe. Au plan de la méthode, J.F. fait preuve d'une grande rigueur. Elle adopte selon les moments des approches diverses : historico-critique, ou canonique, ou narrative ; mais les choix sont toujours clairement balisés et l'on sait où l'on se trouve. En outre, plus d'une fois, des mots difficiles sont expliqués en note. En somme, bien que l'ouvrage soit assez technique, sa lecture n'est pas réservée aux érudits. Un mot enfin sur la bibliographie : après avoir cité une trentaine de commentaires, J.F. annonce modestement qu'elle ne mentionnera par ailleurs que « les ouvrages effectivement consultés pour cette étude »... soit 194 titres ! (Paul Agneray)
Le livre de Job est comme une matrice extraordinairement féconde. Sans cesse en naissent de nouvelles réflexions sur la condition humaine devant Dieu et devant la terrible question que pose la souffrance de l'innocent. Ce petit livre d'H. de Ternay (H.d.T.) en est un bel exemple. Il est le fruit d'un long cheminement : de 1981 à 1991 l'auteur travaillait sur ce thème avec des groupes œcuméniques au Brésil et, plus récemment, au Centre Sèvres de Paris, il donnait un cours sur « La philosophie et la figure de Job face à la brutalité énigmatique du mal ». Sans être un commentaire complet, vu ses dimensions, l'ouvrage propose une lecture suivie du livre considéré comme un drame dont les quatre actes sont les trois cycles de dialogues entre Job et ses amis d'une part, et d'autre part le dialogue - si l'on peut dire - entre Job et Dieu. Au centre, l'éloge de la Sagesse, comme un interlude musical, joue un rôle très important. L'approche est donc narrative. Et attentive. Attentive au texte lui-même, étudié de près ; attentive à Job, à ses questions, à ses révoltes, à son désarroi jusqu'au délire, à son espérance ; attentive aux « amis » aussi, pour essayer de comprendre leur point de vue, même si eux sont incapables de comprendre l'expérience de Job. Derrière cette lecture se profile l'expérience de la rencontre des pauvres. « Elle [la doctrine de la rétribution] sert très bien les intérêts des riches et des puissants qui, en plus d'exploiter les faibles et les pauvres, veulent encore qu'ils soient humiliés, obéissants, doux, honnêtes, propres, respectueux et éduqués. Ils veulent qu'ils apprennent par leur souffrance à se soumettre à tout et à tous, sans se révolter contre l'injustice... » (H.d.T. cite ici L. J. Dietrich, théologien brésilien). On voit Job devenir la fable (mashal) des peuples (17,6), en ce sens qu'il ne représente pas seulement l'individu criant sa souffrance, mais des communautés humaines entières en situation de détresse, jadis Israël en exil, aujourd'hui les habitants des favelas et d'ailleurs. La religion utile des amis de Job, mise en question, nous renvoie à l'athéisme d'aujourd'hui. On voit aussi, comme l'indique le sous-titre, Job vivant une étonnante conversion. Lui, l'homme intègre et droit par hypothèse, va passer de la question : la Sagesse où se trouve-t-elle ? à la question : la Sagesse, d'où vient-elle ? Autrement dit la recherche prométhéenne de la vérité cède la place à l'accueil de la révélation. Au début du livre, Satan lançait le défi : est-ce pour rien que Job craint Dieu ? (1,9). À la fin, Job fait l'expérience de la gratuité du salut, longtemps avant Jésus et Paul. L'ouvrage est complété par une bibliographie significative et un petit glossaire très bienvenu. (Paul Agneray)
Ceux et celles qui ont apprécié le C.E. 92 « Le Livre des Psaumes » (1995) en retrouveront ici la teneur. L'intention est néanmoins plus pastorale qu'exégétique. Moine bénédictin, pétri par la prière quotidienne des psaumes, M. Collin (M.C.) s'adresse à « tout lecteur désireux d'entrer dans une intelligence spirituelle du Psautier ». L'ouvrage est divisé en cinq parties. Les deux premières abordent la place du Psautier en Israël et dans les Églises de Dieu, tenant compte du rapport avec les autres Écritures et avec la prière privée et liturgique. On lira avec intérêt ce qui concerne le rattachement du Psautier à David (p. 27-34) et la relecture chrétienne dans le N.T. (p. 45-54). Affirmant que « le Psautier est tenu pour le résumé de toute la Bible, c'est-à-dire pour la somme des expériences possibles de l'homme/du peuple de Dieu, avec son Seigneur » (p. 90) M.C. nous entraîne à en faire concrètement l'expérience en nous promenant à travers toute la Bible. La troisième partie traite de la forme littéraire des psaumes. On retiendra de belles pages sur les psaumes comme « outil de mémoire » et vecteur de communion, ainsi qu'une heureuse ouverture sur la langue hébraïque (p. 95-102). Quelques analyses structurelles sont proposées. Sur la composition littéraire du Psautier et ses desseins théologiques, M.C. résume des orientations désormais « objet d'un large consensus » (p. 129). Le livret V du Psautier (Ps 107h à 145h) présente ainsi une structure concentrique autour du Ps 119h. Ce livret aurait été « adjoint en dernier à l'ensemble des quatre premiers dans une volonté de spiritualiser et d'intérioriser l'ensemble du livre » (p. 136). « Les quatre premiers livrets forment une relecture globale de toute l'histoire d'Israël jusqu'au-delà de l'exil et du retour ; ils ouvrent également à nouveau une perspective pour l'histoire du salut » (p. 137). Le Ps 2, « tout à la fois psaume royal messianique et psaume du Règne du Seigneur » apparaît comme « une introduction parfaite » aux livrets I à IV. Le livret V « correspond à une nouvelle lecture centrée sur la place unique de la Torah » dans le projet du Dieu d'Israël/Dieu de l'univers - théologie dont le Ps 1 est « la préface idéale » (p. 139). La finale du Psautier où se déploie la louange pourrait venir en développement du dernier verset du livret V. La démonstration est argumentée mais on peut regretter la non prise en compte du Ps 135h dans cette structure et l'impasse faite sur les résonances entre les Ps 110h-111h et le Ps 2 ou entre le Ps 112h et le Ps 1. La quatrième partie revient sur le Psautier comme relecture de l'histoire d'Israël, écho et résumé de la Bible, usant de la louange et de la plainte. On notera un rappel judicieux de ce qu'est en réalité la lectio divina (p. 206-210). La dernière partie, « Le Psautier, mémorial d'humanité », aidera celui qui prie les psaumes à épouser l'humanité dans toute sa diversité et à se laisser configurer au Christ. Un peu touffu, l'ouvrage présuppose des notions bibliques mais il servira avantageusement de guide à qui veut former ou être formé à la prière psalmique en vue de la liturgie eucharistique ou de la liturgie des Heures (il y a quelques erreurs dans les références bibliques). (Marie-Thérèse Perrot)
Un livre sur l'espérance du peuple de la première Alliance, voilà ce que propose J. Briend (J.B.). Comme l'indique son commanditaire, Mgr J. Doré, il pose à la fois la question du sujet de l'espérance : qui peut espérer ? et de son objet : que peut-on espérer ? Ces premières interrogations en suscitent d'autres : y aurait-il des circonstances dans lesquelles il ne serait plus possible d'espérer ? Sur quoi se fonde l'espérance humaine ? Qu'est-ce qui peut la combler ou l'exaucer ? Dans son premier chapitre, en commençant par l'espérance chez les psalmistes, J.B. pose d'emblée le lieu où s'exprime et se nourrit l'espérance : la prière. Les chapitres suivants répondent à la question de l'objet de l'espérance collective du peuple d'Israël : la paix, l'unité, l'alliance de Dieu, puis la résurrection, en lien avec le martyre de ceux qui témoignent leur fidélité à Dieu jusqu'à la mort. Qui peut espérer : Israël seul ou les nations ? Jusqu'où peut-on espérer ? demande le livre de Job, en refusant l'antique conception de la rétribution. Que la prière soit le lieu où se dit le mieux l'espérance n'a rien d'étonnant : un sujet, individuel ou collectif, expose à Dieu la situation qui menace la vie pour lui demander d'intervenir et de raviver l'espérance. Les psalmistes utilisent non un substantif mais des verbes, sous une forme qui considère l'action avec une nuance de répétition et d'intensité : l'espérance s'éprouve dans une action intensive. Elle s'inscrit dans un mouvement de dialogue et d'attente confiants. Son objet n'est autre que Dieu seul, qui sait ce qu'il convient de faire pour la combler. Il est la source de tous les autres biens attendus. Les textes prophétiques ont sans cesse proclamé qu'il y a une espérance pour Israël en dépit des guerres et des bouleversements politiques (les circonstances historiques, l'Exil en particulier, ont posé de façon cruciale la question de la pérennité de la promesse de Dieu à son peuple). Ils expriment également le désir de voir disparaître les armes, c'est-à-dire, en positif, le désir de la paix ; puis l'espérance de l'unité et celle d'une alliance nouvelle où le cœur de l'homme reçoit une capacité de fidélité à la loi divine. Par delà l'exil de 587 l'espérance devient celle d'une alliance perpétuelle fondée sur Dieu seul. Les Écrits semblent faire peu de place à l'espérance mais le livre de Job, contestation radicale de Dieu, affirme paradoxalement que le défenseur de Job est Dieu : modèle d'espérance dans l'épreuve, Job espère en Dieu envers et contre tout ! Là encore l'espérance est théologale. Dieu, enfin, peut agir dans des situations de stérilité et de mort : il convenait donc de finir le parcours par l'espérance de la résurrection. Voilà une promenade rafraîchissante à travers l'Écriture, facile d'accès, qui nous rappelle, si besoin, que l'espérance est une dimension nécessaire de l'existence croyante. (Sophie Ramond)
André Paul (A.P.), bien connu pour ses travaux scientifiques sur le judaïsme ancien et les écrits de Qumrân, partage à un plus grand public l'histoire des découvertes et de la publication des « Manuscrits de la mer Morte ». Encore un livre sur le sujet, pourrait-on penser au premier abord ! Eh bien, le lecteur qui commence ce livre ne sera pas déçu par sa nouveauté et les perspectives qu'il ouvre. Dans une première partie, A.P., à la suite des travaux d'une nouvelle génération d'archéologues, fait voler en éclat le consensus établi depuis les années 1950 (quasiment un « dogme ») en montrant que c'est bien hâtivement et sur des indices trop ténus que les premiers chercheurs, avec le Père Roland de Vaux, ont donné à l'ensemble des manuscrits trouvés à Qumrân et dans les grottes de la mer Morte une origine essénienne. En effet, dans des conditions historico-politiques souvent mouvementées, ils ont recherché surtout un maximum de correspondances entre les témoignages antiques sur les Esséniens (notamment les fameux textes de Pline le Jeune et de Philon d'Alexandrie), les textes découverts dans les grottes et les ruines de Qumrân, jusqu'à développer une sorte de « pan-essénisme » : Jean-Baptiste, et même Jésus de Nazareth, étaient perçus comme issus du milieu essénien. La mise à jour de l'ensemble de la riche bibliothèque que constituent ces manuscrits (900 rouleaux déposés dans 11 grottes, dont les textes bibliques constituent environ 1/4) a permis de poser un autre regard sur ces documents : bien loin d'être issus du seul groupe essénien, les manuscrits dits de Qumrân sont « un conservatoire littéraire représentant différents courants de pensée et d'idéaux de la société judaïque préchrétienne ». Il importe selon A.P. de désenclaver ces manuscrits. Ils ne sont pas une collection d'écrits à part des autres, œuvre d'un mouvement sectaire ; ils font partie de la production littéraire abondante de la société judaïque qui s'y construit et s'y exprime. Tout le monde ne suivra pas ces positions d'A.P. Lui-même reconnaît que les deux thèses, celle d'une origine essénienne et celle qui « décommunautarise » le site de Qumrân, ont leurs arguments et leurs partisans. La question que pose la perspective d'A.P. est celle de l'origine des Manuscrits de la mer Morte ; ils ont une dimension clairement communautaire : quel serait alors le groupe (ou les groupes) à l'origine de tels écrits ? Car si l'on élimine la thèse essénienne, on ne sait trop en définitive d'où viennent ces manuscrits, ni qui les a écrits. Après ce dossier historique, dans une deuxième partie (les chapitres 5 à 7), l'auteur tire des conséquences pour la compréhension de la figure de Jésus et la contribution décisive de Paul de Tarse à la constitution du christianisme. Ce petit livre d'un éminent spécialiste se lit avec grand intérêt. Le lecteur suit facilement les étapes des découvertes et des interprétations de ces manuscrits qui ont marqué la connaissance du judaïsme et de la naissance du christianisme. Il en retiendra qu'il convient de désacraliser le mouvement essénien que l'on a considéré longtemps comme un véritable courant monastique et de s'ouvrir à de nouvelles hypothèses. (Joëlle Ferry)
Et aussi Bernard RENAUD Page suivante : Nouveau Testament 2008 © 2010 S.B.E.V. et ISCAM-production Les textes, les cartes, dessins et images sont la propriété du Service Biblique catholique Evangile et Vie (S.B.E.V.), 8, rue Jean Bart - 75006 Paris, tél. 01 42 22 03 89. La reproduction est autorisée à des fins non commerciales et à la condition de citer l'auteur (le cas échéant), le propriétaire (Service Biblique catholique Evangile et Vie) et le site (bible-service.net). Nous contacter Site réalisé sur plate-forme ISCAM-ICOLEIS (ICOLEIS SARL Identifiez-vous |
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