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Accueil | Plan | Nous contacter | Recherche | Textes bibliques Suppl. au n° 144, Le Décalogue Étrange destin que celui du Décalogue. Au temple de Jérusalem, avant la destruction de 70, on le lisait tous les matins avant la prière du Chema Israël. Mais comme certains, dans le judaïsme alexandrin, avaient tendance à en faire un canon dans le canon de la Loi, au détriment des lois cérémonielles – ce qui ouvrira un boulevard à l’exégèse chrétienne –, le judaïsme rabbinique en supprima la récitation durant le culte pour ne pas accorder aux dix Paroles plus d’importance qu’aux autres textes de la Torah. À vrai dire, le présent dossier montre que, chez les Pères et jusqu’au Moyen Âge, la réception de ces Paroles ne paraît pas aussi fructueuse qu’on pouvait l’espérer en programmant le présent Supplément : chez les chrétiens aussi, la place du Décalogue fut longtemps moins fondamentale que notre perception contemporaine le suppose. Il aura fallu une quinzaine de siècles pour que les dix Paroles bibliques deviennent les « dix commandements » et pour que ceux-là constituent un texte fondateur du christianisme, appris par cœur au catéchisme par des générations d’enfants. Au XXe siècle, le cinéma contribuera à son tour à populariser ces dix commandements. Le présent Supplément est, pour l’essentiel, le fruit d’un travail d’enseignants de la Faculté de théologie protestante de Strasbourg. Qu’ils en soient ici remerciés. Auteurs : Rémi Gounelle et Annie Noblesse-Rocher avec la collaboration de Matthieu Arnold, David Banon, Gérard Billon, Hugues Cousin, Gilbert Dahan, Jean-Louis Déclais, Christian Grappe, Jan Joosten, Kristina Mitalaité, Franck Muller, Jonathan Nubel, Jean-Marc Prieur, Jean-Michel Roeslli, Frédéric Rognon Suppl. au n° 144, “Le Décalogue”, 96 pages, SBEV / Éd. du Cerf, 2008, 11 €. p. 3 – Introduction (R. Gounelle et A. Noblesse-Rocher) > > > Extrait à lire p. 5 – Les dix Paroles dans l’Ancien Testament (Jan Joosten) Du Décalogue, l’Exode et le Deutéronome offrent deux versions qui divergent quelque peu ; la principale différence porte sur la motivation d’observer le chabbat. Mais au fait, comment compter dix commandements ? La prise en compte du contexte narratif permet de voir que, par cette Loi, Dieu offre aux Israélites, non pas un nouvel esclavage, mais une alliance ; il fonde une communauté et se l’associe. > > > Extrait à lire p. 9 – Interprétations globales du Décalogue Le présent chapitre regroupe des dossiers fort divers, car bien des questions se posent. Comment compter dix commandements dans le texte du Décalogue, et ce afin d’en assurer l’autorité ? Les dix Paroles et la Torah étaient-elles destinées à tous, y compris aux nations ? Qu’en est-il du rapport entre la loi naturelle et le Décalogue ? Comment le Christ a-t-il accompli les dix commandements ?Auparavant, voyons comment le Nouveau Testament atteste d’une radicalisation du Décalogue, comment le primat de l’amour du prochain en vient à résumer toute la Loi. p. 9 – Le Décalogue dans le Nouveau Testament (C. Grappe) > > > Extrait à lire p. 12 – Sa division : Augustin, Philon et Josèphe (R. Gounelle et J.-M. Roesli) p. 19 – Un regard sur la littérature rabbinique (H. Cousin) p. 22 – Décalogue et loi naturelle (R. Gounelle, J.-M. Prieur et G. Dahan) > > > Extrait à lire p. 35 – Décalogue et vie chrétienne (R. Gounelle et J.-M. Prieur) p. 33 – Encadré : Rôle de Maïmonide au XIIIe siècle. (G. Dahan) p. 41 – Interprétations de préceptes particuliers Le premier commandement est exploité pour combattre les dieux païens, polémiquer contre le judaïsme, voire débattre de la nature du Fils de Dieu. À partir du VIIe s., les iconoclastes estimeront que l’iconolâtrie rejoint l’idolâtrie. Au XVIe s., le second commandement fait l’objet de débats entre Réformateurs et communautés « anabaptistes », car prêter ou non serment en justice n’est pas sans conséquence politique. Le chabbat est, selon Augustin, la seule des dix Paroles que les chrétiens ne doivent pas observer à la lettre. En islam, ce commandement est un cas d’« abrogation » d’une Loi révélée avant Mahomet ; peut-être parce qu’on ne peut laisser croire que le Créateur ait pu éprouver quelque fatigue. p. 41 – Tu n'auras pas d'autres dieux que moi (R. Gounelle) p. 45 – L'interdiction des représentations (J.-M. Prieur) > > > Extrait à lire p. 51 – Tu ne prendras pas le nom de ton Dieu en vain (A. Noblesse-Rocher) p. 55 – Réception théologique du chabbat chez Augustin (J.-M. Prieur) p. 57 – En islam, l'abrogation du chabbat (J.-L Desclais) p. 49 – Encadré : La querelle sur les images. (K. Mitalaité) p. 61 – La diffusion du Décalogue dans la catéchèse et l'art Dans la catéchèse antique, le Décalogue n’occupe qu’une très faible place et le symbole de foi est au centre de l’enseignement. Ce n’est qu’au XIIIe s. qu’il figure dans les notions de base à transmettre aux fidèles, pour devenir le point principal du catéchisme)à partir du XVe s. Avec la Réforme, on se demande si la Loi divine exprimée dans le Décalogue a pour seule fonction de mettre en lumière le péché humain ou si elle doit être accomplie. Gravure et peinture, mais aussi un cantique de Luther exploité par Prætorius et Bach, permettent de saisir comment le Décalogue est alors présenté dans l’art. De nos jours, le huitième art ne sera pas davantage indifférent aux dix Paroles. p. 61 – L'enseignement catéchétique
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