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Accueil | Plan | Nous contacter | Recherche | Textes bibliques Suite du sommaire du CE 141 p. 64 – Qu’est-ce que lire la Bible ? Approches théologiques Comme dans toute relecture historique, les points soulevés dans le chapitre précédent n’appartiennent pas seulement au passé. L’importance accordée aux temps apostoliques où se constitue le canon des Écritures, l’attention mise par les Pères à scruter la lettre pour y entendre l’Évangile, la question des rapports entre Bible et Église, la fonction du lieu liturgique pour la lecture, tout cela demeure actuel. L’orthodoxe cherche la " theôria ", la vision divine au-delà de la lettre. Le magistère catholique limite les dérives d’une interprétation subjectiviste. Le protestant se soumet à la Parole qui le précède et le juge. Chacune de ces convictions interroge les pratiques de tous. Les organisateurs du colloque ont alors demandé à trois théologiens de développer trois questions, suivant leur sensibilité personnelle et dans la ligne de leur tradition confessionnelle : Écriture et Liturgie, Écriture et Parole, Écriture et Tradition. Le propos du premier, Patrick Pretot, part de la tradition de l’Église catholique romaine. Il réfléchit sur la liturgie de la Parole dans la célébration eucharistique, le lectionnaire, le ministère du lecteur, la prédication. Jouant sur la vue et l’oreille, il rappelle que la liturgie " donne à voir que Dieu parle dans l’assemblée " où nous nous imprégnons du mystère du Christ. Hans Christoph Askani revient longuement – et avec jubilation – sur l’un des fondements du protestantisme qu’est l’affirmation de la sola scriptura et, donc, sur le rapport entre Écriture et Parole. La nouveauté, en son temps, de la position de Luther, n’a rien perdu de son impact pour la foi. La radicalité de l’adjectif " seul " est bien plus qu’un défi à l’autorité de l’Église. Le Christ, parole de Dieu, est autre et unique. Il revenait à Michel Stavrou, orthodoxe, d’examiner le rapport Écriture et Tradition. Il le fait en partant de l’Écriture elle-même et de son apostolicité. C’est la tradition apostolique qui définit l’identité de l’Église. Or celle-ci s’effectue sous l’action de l’Esprit Saint, lequel, présent aux origines du don de la Révélation, nous permet aujourd’hui, de la recevoir. L’interprétation de l’Écriture se fait donc en Église. En conclusion, Élisabeth Parmentier résumes les points d’accords des interventions : 1) le christianisme n’est pas une religion du Livre, 2) la Parole de Dieu, le Christ, est le critère qui permet de discerner l’Esprit de la lettre et 3) la pluralité des lectures possibles est enrichissement des lecteurs. Sur ces points d’accord, les divergences sont l’indice du travail, sans cesse à recommencer, de l’interprétation infinie. p. 65 : Les saintes Écritures et la liturgie (P. Prétot) > > > extrait à lire p. 75 : Écriture et Parole (H. C. Askani) p. 85 : Écriture et Tradition dans une perspective orthodoxe (M. Stavrou) > > > extrait à lire p. 97 : Enjeux œcuméniques (E. Parmentier) p. 101 – Lire la Bible en groupe, quels enjeux ? Au XXe s., les " groupes bibliques " se sont développés. Et, dans la suite du dynamisme du Concile Vatican II, un certain nombre d’entre eux ont été œcuméniques. Les expériences sont diverses, tout autant que les configurations et la longévité de ces groupes. Il y a là, néanmoins, le signe, en actes, de nouveaux rapports à l’Écriture : Rémi Guérinel, orthodoxe, évoque la pratique originale d’une appropriation de la Parole par l’oral, Gérard Billon, catholique, partage quelques expériences récentes et Sophie Schlumberger, protestante, tire quelques conseils d’une longue pratique d’animation. p. 101 : Lire la Bible sans l’aide d’un support écrit (R. Guérinel) p. 105 : Lire la Bible à plusieurs : expérience d’Église (G. Billon) p. 109 : Lire la Bible en groupe et naître (S. Schlumberger) p. 118 – Lire la Bible en groupe : quels enjeux pour nos Églises ? En conclusion du colloque, après les interventions historiques, théologiques et pastorales, les responsables chargés des relations œcuméniques ont souligné quelques enjeux de la lecture de la Bible. Il s’agit bien de la lecture " en groupe ", pas uniquement " solitaire ". Nos groupes bibliques ont fleuri surtout à partir de la deuxième moitié du XXe s. Certains ont été d’emblée œcuméniques. Mais si le premier lieu de lecture – chronologique et peut-être aussi théologique – est la liturgie où les auditeurs deviennent corps par le don de la même Parole du Père, alors les " groupes bibliques " ne font que déployer cette dimension collective. Quand il est seul, retiré dans sa chambre, c’est toujours en Église qu’un lecteur ouvre la Bible en vérité ; alors d’autant plus s’il est avec d’autres ! Après Michel Evdokimov (orthodoxe) et Michel Mallèvre (catholique), Gill Daudé (protestant) rappelle néanmoins que si les groupes, au quotidien, incarnent localement des débats de fond, ils côtoient aussi quelques dangers dont le subjectivisme n’est pas le moindre. p. 118 : Les enjeux d’un point de vue orthodoxe (M. Evdokimov) p. 122 : Les enjeux d’un point de vue catholique (M. Mallèvre) p. 125 : Les enjeux d’un point de vue protestant (G. Daudé)
p. 129 – Autour du " Jésus de Nazareth " de Benoît XVI :
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