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Accueil | Plan | Nous contacter | Recherche | Textes bibliques 141 - Lire la Bible aujourd’hui. Quels enjeux pour les Églises ? Actes du colloque de l’ISEO (2006)
Actes publiés sous la direction de Gérard Billon Contributions de Hans Christoph Askani, Yves-Marie Blanchard, John Breck, Gill Daudé, Michel Evdokimov, Catherine Flot-Dommergues, Serge Goffard, Rémi Guérinel, Michel Mallèvre, Élisabeth Parmentier, Patrick Prétot, Michel Stavrou, Sophie Schlumberger. p. 04 – Qu’est-ce que lire ? Approche théorique et pratique La Bible n’est pas un livre comme les autres. Mais elle est néanmoins un livre ou, plus exactement, un ensemble de livres. Et nous pouvons penser que les procédures de lecture sont les mêmes pour ce livre – ces livres – que pour des milliers d’autres. Une petite réflexion sur l’acte de lecture s’impose donc. Deux enseignants, à la fois lecteurs et formateurs de lecteurs, nous partagent ici leur expérience. Il est question d’historicité, de construction du sens, de dialogue. Dans le premier article, Catherine Flot-Dommergues part de sa pratique : que se passe-t-il quand elle " fait lire " un texte à d’autres ? Comment accompagner et contrôler le dialogue du lecteur avec le texte ? Y a-t-il des outils plus adaptés que d’autres ? Dans le second article, Serge Goffard se saisit d’un texte biblique célèbre : l’Histoire de Susanne (Dn 13). Il le parcourt avec la même attention bienveillante qu’il met pour d’autres textes. Il se laisse étonner par l’aventure éditoriale et les variations narratives. Il tente de retrouver les règles qui construisent le sens et nouent les problématiques. Son maître-mot de lecteur : le respect. p. 04 : L’acte de lire et de faire lire (C.Flot-Dommergues) p. 08 : L’Histoire de Susanne (S. Goffard) p. 17 – Qu’est-ce que lire la Bible ? Approches historiques Dans l’acte de lecture, il y a historicité, sens, dialogue. Tout cela se retrouve lorsque nous lisons la Bible. Entre l’historicité du texte et celle du lecteur, le dialogue et la construction du sens jouent des écarts et des rapprochements. " Les Juifs lisent depuis toujours, les protestants depuis Calvin, les catholiques depuis Jules Ferry ". À la formule de Charles Péguy dans sa " Note conjointe sur M. Descartes " (1914), on pourrait ajouter " … les orthodoxes depuis les Pères de l’Église ". Encore le raccourci ne dit-il pas quel est exactement l’impact de ces différences natives ni, à plus forte raison, si chaque confession possède une manière ou une méthode qui lui serait propre. Juifs et chrétiens se distinguent – sans s’opposer totalement – sur le corpus qui, en régime chrétien, est appelé Ancien Testament ; ils se séparent sur le Nouveau. Alors qu’ils sont tous chrétiens, les orthodoxes, les catholiques et les protestants peuvent-ils avoir produit des lectures contradictoires ? Avant des réponses nuancées, le premier article, dû à Yves-Marie Blanchard, synthétise les lignes de fond qui traversent les premiers siècles chrétiens, bien avant la division de 1054 entre Rome et Constantinople. Pères orientaux et occidentaux s’accordent sur l’apostolicité de l’héritage scripturaire qu’ils scrutent avec une rigueur qui n’a rien à envier aux grammairiens païens, sur l’importance des interprétations dogmatiques et sur le rôle structurant d’une réception liturgique apte à irriguer la vie courante. Pour John Breck, dans le deuxième article, il ne fait aucun doute que la lecture des orthodoxes s’effectue dans le sillage de celle des Pères de l’Église. Et si, aujourd’hui, les outils scientifiques sont au service de la lettre, seul un renouveau de la " typologie " permet d’aller à la theôria, la vision de la réalité divine au-delà du sens littéral. Gérard Billon, dans le troisième article consacré aux catholiques, parle lui aussi du sens littéral dont l’étude a donné naissance à la méthode dite historico-critique. Après des débats douloureux, est désormais mieux fondée la distinction entre la vérité du salut de Dieu dans l’histoire et la vérité historique des textes bibliques. Et, après le concile Vatican II, la lecture de la Bible est devenue plus centrale dans la vie chrétienne. Dans le quatrième article, Élisabeth Parmentier ne pouvait manquer de revenir sur le sola scriptura (l’Écriture seule), élément fondateur de la Réforme. Outre Luther, elle s’attarde sur des figures contemporaines (Barth, Bultmann, Ebeling) qui ont exploré la tension entre une extériorité de la parole de Dieu dans l’Écriture qui juge nos actes et une intériorité de type existentiel. En conclusion, elle pointe quelques dérives subjectivistes. Relevons, sans insister, deux questions qui traversent les quatre articles et qui seront reprises dans le chapitre suivant, plus directement théologique : celle de la lettre de l’Écriture et de sa profondeur (ou ses sens) et celle de l’autorité de la Bible dans et sur l’Église. p. 18 - Aux sources de l’herméneutique chrétienne (Y.-M. Blanchard) p. 26 - L’héritage de l’herméneutique orthodoxe (J. Breck) p. 36 - Héritages et ruptures en milieu catholique (G. Billon) p. 49 - Héritages et ruptures en milieu protestant (E. Parmentier)
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