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Accueil | Plan | Nous contacter | Recherche | Textes bibliques Les commentaires de Mt 26,26-29 au Moyen âge Les commentaires médiévaux s’intéressent au moment fondateur plus qu’au rite qui va le répéter. Or, ils sont rarement pris en compte dans les études d’histoire de l’eucharistie. C’est ce à quoi veut remédier le présent dossier ; il permet de constater à la fois une approche très précise du point de vue de l’exégèse et une ouverture aux discussions sur le sacrement, avec toujours une distance entre l’acte fondateur tel que nous le rapporte le récit de Mt et la pratique liturgique. Au Moyen âge, les réflexions sur l’eucharistie sont nombreuses et on les trouve dans des ouvrages qui appartiennent à des genres littéraires variés : traités spécifiquement consacrés à la question (qui portent souvent un titre comme "De la chair et du sang du Christ"), ouvrages sur les sacrements, recueils de sentences et sommes théologiques, commentaires de la messe, commentaires des "Sentences" de Pierre Lombard, sermons… Les commentaires des textes fondateurs de l’institution, qui font plus précisément l’objet de ce Supplément, enrichissent considérablement la documentation – bien qu’ils n’aient été que rarement pris en compte dans les études d’histoire de l’eucharistie. Même si l’on y retrouve beaucoup des thèmes envisagés dans les textes plus proprement théologiques, ils apportent un éclairage singulier et très passionnant, en portant l’accent sur les textes mêmes de l’Écriture (auxquels revient également la réflexion contemporaine). L’approche des commentaires bibliques est singulière en ce qu’elle s’intéresse au moment fondateur plus qu’au rite qui va le répéter lors de chaque célébration liturgique. Certes, tous les commentateurs mettent l’accent sur la réitération de la Cène initiale, fondatrice, mais les rapports avec la liturgie et la répétition du geste fondateur paraissent souvent distanciés. On trouve dans ces commentaires un écho des controverses qui ont contribué d’une manière remarquable aux progrès de l’étude du dogme, au moins jusqu’au XIIIe s. On en rappellera brièvement ici deux des moments principaux. À l’époque carolingienne, Paschase Radbert († 850) défend une conception réaliste de la présence du corps du Christ pendant l’eucharistie, tandis que son confrère à Corbie, Ratramne († vers 870), minore le réalisme. Le point culminant des controverses est atteint dans la seconde moitié du XIe s., autour des thèses purement symboliques de Bérenger de Tours († 1088), qui finira par être considéré comme hérétique et se verra imposer une profession de foi au concile du Latran de 1079. Lanfranc, abbé du Bec puis archevêque de Canterbury (1010-1089), Guitmond d’Aversa († vers 1095) et plusieurs autres auteurs s’efforcent de réfuter la thèse de Bérenger ; il faut reconnaître que celui-ci aura fait progresser la réflexion et qu’encore au XIIIe s. bien des théologiens évoqueront les idées de Bérenger, généralement pour les condamner. Le IVe concile du Latran IV (1215), qui a une si grande importance dans l’histoire du christianisme occidental, définit le dogme d’une manière nette.
Page suivante : Suppl. au n° 138, Figures de Marie-Madeleine © 2006 S.B.E.V. et ISCAM-production Les textes, les cartes, dessins et images sont la propriété du Service Biblique catholique Evangile et Vie (S.B.E.V.), 8, rue Jean Bart - 75006 Paris, tél. 01 42 22 03 89. La reproduction est autorisée à des fins non commerciales et à la condition de citer l'auteur (le cas échéant), le propriétaire (Service Biblique catholique Evangile et Vie) et le site (bible-service.net). Nous contacter Site réalisé avec la plate-forme de publication web ICT/ISCAM-PRODUCTION Identifiez-vous |
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