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Accueil | Plan | Nous contacter | Recherche | Textes bibliques Lectures des Pères Le livre des Actes est fort peu commenté par les Pères. Vers l'an 400, Jean Chrysostome – il sera la grande référence, ayant eu l'originalité de se lancer dans une série de cinquante cinq homélies sur les Actes – remarque que le livre est quasi ignoré des fidèles. Et devant nous, c'est un désert : aucune allusion ou citation avant la fin du IIe siècle ; Origène ? quelques homélies sur les Actes, mais elles sont perdues. Des rares commentaires proprement exégétiques connus de la tradition – Didyme, Diodore de Tarse, Théodore de Mopsueste... –, il ne reste rien, quelques fragments; sauf la brève exposition d'Éphrem, où Ac 2 manque. Mais, dira-t-on, le récit d'Ac 2 n'est-il pas lu et expliqué à la fête de la Pentecôte ? Oui, mais pas avant la fin du IVe ou le début du Ve siècle, et encore : pas dans toutes les Églises. Rappelons que la Cinquantaine pascale fut longtemps une unique fête, sans qu'on éprouve le besoin d'en « historiciser » les aspects, Pâques, Ascension, Pentecôte... Les sermons de Pentecôte, appuyés sur la lecture liturgique d'Ac 2, seront notre source principale. Ce n'est pas la seule. On recourt à Ac 2 dans des traités où cherche à s'expliciter la foi, notamment la foi dans la divinité du saint Esprit. Ou bien au hasard d'une résonance scripturaire, à propos d'un autre texte biblique, d'un psaume... Il s'agit le plus souvent d'un verset isolé, avec peu ou pas d'attention au contexte. La péricope est rarement présentée dans son ensemble. En voici, en guise d'introduction, l'exemple; que, fidèle à la tradition, nous prenons chez Chrysostome. L'homélie 4 recouvre exactement notre texte. À son habitude, le prédicateur commence par une lecture cursive, brève, de l'ensemble – presque une paraphrase, qui cependant choisit, oriente, éveille l'attention.
Nous arrêtons là, mais Chrysostome va au bout de cette première lecture, qui déjà questionne presque chaque mot, l'imprime dans l'esprit des fidèles. Il choisira ensuite de développer quelques thèmes. Un parallélisme contrasté entre les apôtres et les prophètes, qui reçoivent le même Esprit, mais pas de la même manière, cf. le «il remplit» (cette fois on ne s'intéresse plus qu'aux Douze). La réaction opposée des spectateurs (les juifs pieux, troublés, qui comprennent déjà leur crime envers le Christ, et ceux qui persistent dans leur refus : ils traitaient le Seigneur de possédé, et considèrent maintenant les apôtres pleins de vin). Enfin l'antithèse entre Pierre, homme faible et inculte, transformé (ivre ? ), qui déjà élève la voix (on prépare le discours d'Ac 2), et Platon, désormais réduit au silence. On s'éloigne alors du texte biblique. (Extrait du Suppl. au CE n° 124 p. 39-40) Page suivante : La Pentecôte dans l'art © 2006 S.B.E.V. et ISCAM-production Les textes, les cartes, dessins et images sont la propriété du Service Biblique catholique Evangile et Vie (S.B.E.V.), 8, rue Jean Bart - 75006 Paris, tél. 01 42 22 03 89. La reproduction est autorisée à des fins non commerciales et à la condition de citer l'auteur (le cas échéant), le propriétaire (Service Biblique catholique Evangile et Vie) et le site (bible-service.net). Nous contacter Site réalisé avec la plate-forme de publication web ICT/ISCAM-PRODUCTION Identifiez-vous |
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