![]() |
||||||||||
|
||||||||||
Accueil | Plan | Nous contacter | Recherche | Textes bibliques 3° dimanche de carême (11 mars 2012) Dieu ne nous laisse pas seuls pour nous orienter. Il nous donne des commandements. Les dix paroles (le Décalogue) disent comment être en relation harmonieuse avec Dieu et le prochain (première lecture). Le psalmiste renchérit : “ La Loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie… ” Avec la deuxième lecture, c’est la croix qui est mise devant nos yeux. Elle est un signe qui restera toujours scandale et folie pour ceux qui ne croient pas. La mort de Jésus a quelque chose à voir avec son geste contre les marchands du Temple, geste qui ne sera compris qu’après sa mort : Ressuscité, il est le nouveau Temple de Dieu (évangile)
Nous lisons le premier du Décalogue, les lois fondamentales d’Israël, données ici par Dieu à Moïse sur le Sinaï. Le deuxième récit se trouve dans le livre du Deutéronome, juste avant l’entrée en Terre Promise, et avant que Moïse ne meure. Ce décalogue est un ensemble de lois qui ne prennent sens qu’à partir de la première parole : “ Je suis le Seigneur ton Dieu qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte…. ” Ces commandements sont des lois qui indiquent comment vivre libre, comment éviter de revenir en arrière, vers “ la maison d’esclavage ”. Ils sont comme une profession de foi qui affirme que Dieu est le Sauveur, qu’il chemine avec son peuple, qu’il est unique, et qu’on ne peut apprendre à l’aimer qu’en respectant son prochain et ce qui lui appartient. Jésus résumera ces commandements ainsi : “ tu aimeras le Seigneur ton Dieu… et ton prochain comme toi-même ”. Signalons enfin que ces commandements sont inscrits dans un contrat d’alliance. L’histoire d’Israël fera sans cesse référence à ces commandements pour vérifier que le peuple suit les chemins du Seigneur pour rester libre.
Ce psaume est une louange envers la Loi du Seigneur, la Torah. Le psalmiste ne cesse pas de décrire tous les bienfaits qu’apporte la Loi su Seigneur, en des mots savoureux : “ les décisions du Seigneur sont… justes, équitables, plus désirables que l’or, plus savoureuses que le miel., ” Ainsi, la Loi ne limite pas la liberté de l’être humain ; au contraire, elle est source de vie. La justice et le droit forment la trame de ce trésor. Les commandements de Dieu nous font grandir, aussi la crainte qu’il inspire n’est pas une peur paralysante, elle est un sentiment d’amour filial.
Cet épisode connu des quatre évangiles heurte parfois les croyants, si bien qu’ils ont pu parler de la “ sainte colère ” de Jésus. Commençons par dresser le tableau de la situation. Rien d’anormal à la présence de vendeurs dans le Temple ou à proximité. Des animaux devaient être offerts au Temple chaque jour, et ils devaient répondre à des exigences de pureté. Les juifs achetaient sur place l'animal qu'ils devaient offrir. Cette pratique était presque aussi ancienne que le Temple lui-même. Et tous les Juifs venant de la diaspora devaient d'abord échanger leur argent étranger avant de pouvoir acheter l'animal pour leur sacrifice. C'était là aussi une pratique aussi ancienne que la diaspora elle-même. Pourquoi alors cette violence de Jésus ? En fait, Jésus met fin à l'économie sacrificielle elle-même. Dans la religion d'Israël, comme dans toutes les religions anciennes, il y avait un lien essentiel entre violence et sacré. Il y a en tout être humain une source de violence, qui est liée à l'énergie vitale elle-même, et à travers celle-ci, au divin. Cette violence qu'il porte effraie l'homme et il essaie de la domestiquer en la canalisant dans des sacrifices où les victimes immolées deviennent l'objet rituel de cette violence. Toute la liturgie sacrificielle du Temple s'inscrivait dans cette logique. En chassant du Temple tout le monde, Jésus montre bien qu'il entend mettre fin à cette religion sacrificielle. La mort de Jésus n'a pas été un sacrifice dans le sens où l'étaient les sacrifices de l'Ancien Testament. C'est toute la vie de Jésus, avec sa mort et sa résurrection qui remplace l'ensemble des sacrifices de l'Ancienne Alliance. En plaçant cet épisode au début de son évangile (nous sommes au chapitre 2), Jean l’évangéliste annonce par anticipation la mort et la résurrection de Jésus. Le nouveau Temple, ce sera lui. Le reste de l’Evangile va le montrer.
On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (1 Corinthiens 1,22-25), ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales n° 9 bis, pages 2-3. Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre. Page suivante : Promenades bibliques © 2010 S.B.E.V. et ISCAM-production Les textes, les cartes, dessins et images sont la propriété du Service Biblique catholique Evangile et Vie (S.B.E.V.), 8, rue Jean Bart - 75006 Paris, tél. 01 42 22 03 89. La reproduction est autorisée à des fins non commerciales et à la condition de citer l'auteur (le cas échéant), le propriétaire (Service Biblique catholique Evangile et Vie) et le site (bible-service.net). Nous contacter Site réalisé sur plate-forme ISCAM-ICOLEIS (ICOLEIS SARL Identifiez-vous |
|