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Accueil | Plan | Nous contacter | Recherche | Textes bibliques 4° Dimanche de Carême (14 mars 2010) Les lectures de ce quatrième dimanche invitent les lecteurs à des conversions, à passer d'un monde ancien à un monde nouveau, grâce à un événement central : la célébration de la Pâques fait passer du monde de l'esclavage à celui de la liberté dans la terre promise (1° lecture). Le psalmiste montre un homme qui ressent une paix intérieure après une tempête. Paul (2° lecture), par le Christ qui réconcilie, voit le passage d'un monde ancien à un monde nouveau où le péché est effacé. Enfin, l'évangile décrit le Seigneur comme un père plein de miséricorde, qui aime ses enfants plus que leur péché.
Voilà ! C'est fait ! Après un long temps de marche et d'épreuves, dans le désert et près de la montagne du Sinaï, le peuple de Dieu, sous la conduite de Josué, vient de franchir le Jourdain et d'entrer dans cette terre promise par le Seigneur. La Pâque d'Israël a été le moment initial de sa foi, en Egypte, en terre d'oppression. La première Pâque, c'est la fête de la sortie de l'esclavage, de la libération. Arrivé en Terre Promise, le peuple célèbre à nouveau cette Pâque, libre. Un temps s'achève, celui où Dieu a accompagné son peuple dans le désert, lui a donné ses Lois, l'Alliance, l'a nourri avec la manne. Un autre temps commence, où le peuple va se prendre en charge. De la manne donnée directement par le Seigneur, aux produits de la terre que le peuple va cultiver pour s'en nourrir. Mais attention de ne pas oublier le Seigneur. Les produits de la terre sont donnés par Dieu également. La célébration de la Pâque, chaque année, permettra au peuple de Dieu de ne pas oublier d'où il vient, ni qui est celui qui l'a conduit sur cette terre de liberté.
Le titre du psaume 33, dans sa langue originale, informe que ce psaume a été dit par David après son séjour chez les Philistins, le peuple honni d'Israël. Après une période tumultueuse, le psalmiste lâche prise devant son Seigneur. Il est comme un navigateur qui vient d'affronter une mer déchaînée, menaçant son existence, et qui goûte maintenant le calme qui suit la tempête. Il est sauvé ! Et il sait qui l'a sauvé : " De toutes mes frayeurs, le Seigneur me délivre. " Il est facile d'imaginer que le peuple sorti d'Egypte aurait pu prier ce psaume, comme tous les croyants qui font, dans leur vie, l'expérience du Dieu Sauveur.
Nul doute que ce chapitre 15 de Luc, qui raconte trois paraboles sur la miséricorde de Dieu, a contribué à qualifier l'ensemble de son Evangile d' " Evangile de la miséricorde ". Nous lisons ce dimanche la troisième parabole, la plus connue, celle qui a inspiré tant de peintres : la parabole dite du fils prodigue. Cette parabole illustre une parole de Jésus : " Le Fils de l'Homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. " N'oublions pas que les paraboles sont des histoires empruntées à la vie courante, et destinées à révéler un aspect de Dieu ou du Royaume. Donc inutile de nous demander lequel des deux fils nous sommes, mais bien ce que la parabole nous apprend de Dieu. Jésus met en scène trois personnages : un père et ses deux fils. La lecture attentive montre que le personnage principal est le père, et non le fils appelé parfois " prodigue ". Pour quelle raison ? Regardons le fils cadet, dans un premier temps. Il est décrit comme un fils, qui, tout au long de l'histoire, ne cesse de considérer son père comme tel : " Père, donne-moi ma part d'héritage ! " Puis lorsqu'il décide de revenir chez lui, après s'être éloigné durablement, avoir connu la faim et le dur travail, il ne se considère plus digne d'être appelé fils, mais il continue de dire : " père... ". Le fils aîné, lui, qui est resté, n'utilise jamais le mot " père " ; il se qualifie même de " serviteur " : " Il y a tant d'années que je suis à ton service... " Dans cette logique, il est incapable de comprendre la réaction du père vis-à-vis de son frère. Il se situe au niveau de la Loi : son frère s'est éloigné, a péché ? La seule réponse possible à cette attitude est le châtiment. Il refuse le retour (la conversion) de son frère. Ce qu'il faut retenir, c'est que Dieu est celui qui aime jusqu'à courir vers le pécheur qui revient vers lui.
On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (2 Corinthiens 5,17-21), ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales n° 10, pages 2-3. Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre. Page suivante : Promenades bibliques © 2006 S.B.E.V. et ISCAM-production Les textes, les cartes, dessins et images sont la propriété du Service Biblique catholique Evangile et Vie (S.B.E.V.), 8, rue Jean Bart - 75006 Paris, tél. 01 42 22 03 89. La reproduction est autorisée à des fins non commerciales et à la condition de citer l'auteur (le cas échéant), le propriétaire (Service Biblique catholique Evangile et Vie) et le site (bible-service.net). Nous contacter Site réalisé avec la plate-forme de publication web ICT/ISCAM-PRODUCTION Identifiez-vous |
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