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Accueil | Plan | Nous contacter | Recherche | Textes bibliques 5° Dimanche de Carême (21 mars 2010) La route se dégage de plus en plus au fur et à mesure que nous nous approchons de la fête de Pâque. Pâque est synonyme de renouveau. Celui-ci perce dans les paroles du prophète Isaïe (1° lecture) : “ Voici que je fais un monde nouveau… ” Paul (2° lecture) répond, en quelque sorte, lorsqu’il écrit que c’est le Christ qui nous fait vivre dans ce monde nouveau, par la puissance de sa résurrection. Cette conviction est illustrée par l’attitude de Jésus devant une femme condamnée à mort à cause de ses pratiques (Evangile), mais qui est relevée et à qui Jésus offre une vie nouvelle. Ainsi Isaïe, Paul ou Jean dans son Evangile, témoignent que pour le Seigneur, aucun avenir n’est jamais fermé.
Au moment où Isaïe écrit ces mots (deuxième partie du livre), le peuple est encore en exil à Babylone, loin de sa terre. Autrement dit, dans une lecture croyante, sans guère d’avenir pour sa foi. Alors, le prophète va s’attacher à le consoler dans un ensemble appelé “ Livre de la Consolation ”. Isaïe invite le peuple à ne pas oublier les exploits du Seigneur à son égard. Il est esclave en Babylonie, loin de sa terre : n’est-ce pas une situation comparable à celle du peuple avant la sortie d’Égypte ? Il doit se souvenir de ce que Dieu a fait en sa faveur : il a ouvert une route dans la mer, la conduit, à travers le désert, jusqu’à la Terre Promise. Or, et c’est le point fort de l’argumentaire, ce que Dieu a fait une fois pour libérer son peuple, il le fera à nouveau, maintenant que son peuple est loin de sa terre. De nouveau, il va “ faire passer une route dans le désert, des fleuves dans les mers arides… ” Le Dieu libérateur l’est pour toujours. Le prophète soutient ainsi l’espérance du peuple exilé.
Ce psaume se situe dans le prolongement de la lecture d’Isaïe. C’est la prière joyeuse du peuple qui revient de son exil à Babylone. Ce retour, après cinquante ans d’éloignement (deux générations !) paraissait tellement hors de portée que le psalmiste se demande s’il ne rêve pas. Pourtant, c’est une réalité, grâce au Seigneur qui a réalisé cet exploit. La lecture de ce psaume semble osciller entre la libération déjà accomplie – les deux premières strophes – et encore à venir, lorsque le psalmiste exhorte Dieu : “ Ramène, Seigneur, nos captifs ”. Sans doute s’agit-il simplement d’une prise de conscience d’une réalité pas si idyllique que cela. Il faut tout reconstruire : le temple, l’identité d’un peuple malmené et dispersé. Cela ne s’est pas fait sans pleurs… Mais au bout du compte, la joie finit par l’emporter.
L’évangile de ce jour est une belle illustration de cet amour dont témoignait Paul. Les scribes et les pharisiens veulent faire endosser à Jésus le rôle de juge. C’est-à-dire le situer sur le plan de la Loi. De ce point de vue, l’affaire est claire : cette femme coupable d’adultère doit être punie au moyen de la lapidation. Jésus se tait. Il se penche et dessine sur le sol, pour montrer qu’il refuse de prendre ce rôle. Quand les pharisiens insistent en citant la Loi de Moïse (en Lévitique 20), Jésus les interroge en les obligeant à partir d’eux-mêmes : “ Celui qui est sans péché, qu’il lui jette la première pierre ! ” Il ramène ainsi les accusateurs à leur propre conscience – après tout, ne faut-il pas être deux pour commettre un adultère ? -, à leur cœur et non à une Loi extérieure. Évidemment, derrière cet épisode, c’est lui qui est visé. La femme n’est qu’un prétexte. Les pharisiens guettent sa réponse, prêts à l’accuser de détourner la Loi, ou à abandonner cette femme, décevant ainsi le peuple. Mais ils sont pris à leur propre piège. Logiquement, ils partent tous, l'un après l'autre, reconnaissant ainsi qu'ils sont, eux aussi, pécheurs, que la perfection n’est attachée qu’à Dieu. Jésus, dans un tête à tête avec cette femme, la remet sur le chemin du salut et de la justice, témoignant que ce sont le pardon et la justice qui sauvent, et non la Loi.
On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (Philippiens 3,8-14), ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales n° 10 bis, pages 2-3. Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre. Page suivante : Dimanche des rameaux et de la Passion (28 mars 2010) © 2006 S.B.E.V. et ISCAM-production Les textes, les cartes, dessins et images sont la propriété du Service Biblique catholique Evangile et Vie (S.B.E.V.), 8, rue Jean Bart - 75006 Paris, tél. 01 42 22 03 89. La reproduction est autorisée à des fins non commerciales et à la condition de citer l'auteur (le cas échéant), le propriétaire (Service Biblique catholique Evangile et Vie) et le site (bible-service.net). Nous contacter Site réalisé avec la plate-forme de publication web ICT/ISCAM-PRODUCTION Identifiez-vous |
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