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Accueil | Plan | Nous contacter | Recherche | Textes bibliques 6° dimanche du Temps ordinaire (12 février 2012) Dans le monde ancien, la lèpre était une maladie qui excluait de la société humaine. Le Livre des Lévites (première lecture) codifie l’attitude à adopter pour le lépreux, afin qu’il se tienne à distance. C’est terrible d’être ainsi exclu. Le psalmiste nous fait entendre le cri d’un malheureux : “ Seigneur, entends ma prière, que mon cri parvienne jusqu’à toi ! ” Jésus, lui, non seulement ne se tient pas à distance d’un lépreux, mais il le purifie (évangile). La détresse se change en action de grâces devant l’œuvre de salut du Christ.
Cette première lecture évoque la lèpre, comme le fera l’évangile de ce dimanche. Cette maladie inspirait la terreur dans les temps anciens, principalement en raison de ses effets visibles qui étaient attribués à quelque puissance démoniaque. Le mot “ lèpre ” était un mot générique qui recouvrait une grande variété de maladies, spécialement des maladies de la peau, et surtout les maladies contagieuses et incurables. En réaction à l'horreur que les hommes ressentaient en eux-mêmes, ils ostracisaient et séparaient du peuple les victimes de ces diverses formes de maladie, souvent par des lois religieuses. Ainsi, non seulement ils se protégeaient de la contagion physique, mais ils se préservaient aussi, psychologiquement, de regarder en eux-mêmes. Le livre des Lévites en est une illustration. Le lépreux, préalablement examiné par le prêtre qui décide de son sort suivant l’avancée de la maladie, était mis à l’écart ; il était quasiment mort. Facteur aggravant : la lèpre était souvent perçue comme une punition de Dieu. • Psaume 101 Celui qui crie ainsi sa détresse vers Dieu pourrait être un lépreux. En ce sens, le psaume illustre bien la lecture du livre des Lévites. La deuxième strophe décrit une sorte de décomposition physique et morale vécue par le priant : jours en fumée, os en feu, cœur desséché…La seule possibilité qu’il lui reste, c’est une plainte, une prière, un cri vers son Dieu. Car si Dieu se détourne également de lui, il ne lui restera rien. La dernière partie du psaume est un renversement. La détresse, le sentiment de solitude extrême s’est changé en confiance. Le Seigneur répond ; il est là. Bien plus, il va agir pour le sauver. Il est là pour “ libérer ceux qui devaient mourir ”.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Jésus n’est pas très respectueux de la Loi (cf. Livre des lévites, en première lecture). Le lépreux non plus ! Au lieu de se tenir à l’écart, il s’approche de Jésus. Mais revenons à Jésus : non seulement il a permis au lépreux de l'approcher, de se jeter à ses pieds et de le supplier de le guérir, mais il l'a touché de sa propre main. En agissant ainsi, il s'est rendu impur, selon les termes de la Loi d'Israël, telle qu'elle était interprétée par les Docteurs de la Loi. Remarquons que dans les Evangiles, c'est souvent par un toucher de sa main que Jésus guérit les malades. Par exemple, c’est quand il touche de sa main la belle-mère de Simon-Pierre que la fièvre la quitte (Mt 8,3 ou Marc 1,41 : évangile de dimanche dernier). C'est en touchant les yeux de deux aveugles qu'il les guérit (Mt 9, 29 et Mt 20,34) ; c'est en touchant les oreilles et la langue d'un sourd-muet qu'il lui rend l’audition et la parole (Marc 7,33). Enfin, il rend la vie au jeune homme de Naïm (Luc 7,14) en touchant son cercueil, ce qui était aussi une façon de se rendre impur. Le concept de “ pur ” et d' “ impur ” n'est pas propre à Israël. On le retrouve dans toutes les religions et toutes les cultures. Même s’il y a des raisons religieuses à ces distinctions, il y a toujours la tentation pour les détenteurs de la Loi de marginaliser les petits, les blessés, les faibles, en les taxant d' “ impureté ”. Jésus a toujours prix le parti de ceux que la société et la religion pouvaient exclure. Jésus est venu à la fois pour les malades et les bien-portants. Il vient les purifier et les appeler à la conversion.
On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (1 Corinthiens 10,31 – 11,1), ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales n° 7, pages 2-3. Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre. Page suivante : 7° dimanche du Temps ordinaire (19 février 2012) © 2010 S.B.E.V. et ISCAM-production Les textes, les cartes, dessins et images sont la propriété du Service Biblique catholique Evangile et Vie (S.B.E.V.), 8, rue Jean Bart - 75006 Paris, tél. 01 42 22 03 89. La reproduction est autorisée à des fins non commerciales et à la condition de citer l'auteur (le cas échéant), le propriétaire (Service Biblique catholique Evangile et Vie) et le site (bible-service.net). Nous contacter Site réalisé sur plate-forme ISCAM-ICOLEIS (ICOLEIS SARL Identifiez-vous |
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