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Messe du jour de Noël (25 décembre 2016)
 
 
"Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous... "
 

• Isaïe 52,7-10

Le prophète voit se dessiner un horizon d’espérance : il est envisageable que l’Exil, qui a frappé ses contemporains et les a retenus à Babylone, prenne fin. Tel est son « évangile » : la vie peut avoir, de nouveau, un sens car « Dieu sauve ». De nouveau Jérusalem, même encore détruite, trouve la volonté de revivre par la joie, qui avait été dramatiquement emportée dès le début de ses malheurs.  Pour nous, c’est dans l’enfant de la crèche, « Jésus », en hébreu « Dieu sauve », que Dieu revient inaugurer son règne sur les ruines de nos vies, sur celles de notre temps. Pour percevoir la profondeur de la joie de Noël, encore faut-il avoir le courage de les regarder, de les éprouver. C’est de ce point focal que se manifeste l’universalité de la Révélation d’un salut pour tous les hommes : la « lumière brille dans les ténèbres. » (cf. évangile Jn 1,5)


• Psaume 97

Ce psaume est, plutôt qu’une véritable louange, une invitation à louer. Les motifs en sont donnés, mais le chant reste à venir. C’est à nous de l’exprimer maintenant. En ce jour de Noël, les particularismes de l’histoire sont dépassés : la vérité de Dieu qui nous atteint en Jésus est désormais universelle ; elle s’étend même, au-delà de l’humanité, à la création tout entière. C’est un cri d’émerveillement chargé de tout ce qui fait sens, du plus léger au plus lourd, dans la vie de chacun qui s’échappera de nos lèvres.


• Jean 1,1-18

Le quatrième évangile s’ouvre par les mêmes mots que le livre de la Genèse (1,1). Jean semble vouloir nous plonger au cœur du mystère de Noël en ce qu’il a de plus paradoxal : une nouvelle création où ce qui est le plus sublime et le plus signifiant : la Parole, par qui « tout est venu à l’existence », parole toute puissante donc, devient, dans le bébé de Noël, la réalité la plus basique, la plus triviale qui soit, dans ce qui nous constitue comme être vivant : la chair qui, de soi, est incapable de parole. Il y a dans ce qui se dévoile sous nos yeux une négation radicale : celui qui était tout-puissant devient le plus faible, le plus signifiant devient insignifiant ; celui qui « était Dieu » s’anéantit, et déjà nous savons, alors que nous faisons mémoire de Jésus naissant, que ce sera jusqu’au bout, dans la folie de la croix (Ph 2,7). C’est de là, dans des ténèbres indépassables, que brillera, pour le croyant, la lumière : elle émanera toujours, même aujourd’hui, du crucifié. Telle est la gloire de Noël. C’est à ce prix que nous pouvons faire nôtre l’exclamation émerveillée du prophète au début de la première lecture.


On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (Lettre eux Hébreux 1,1-6) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales n° 2. Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre.

 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org