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"Laissant tout, ils le suivirent... "
 

• Isaïe 6,1-2a.3-8

Peut-être à l’occasion de l’intronisation d’un nouveau roi, le prophète Isaïe est témoin d’une théophanie dont le cadre est le Temple mais aussi la terre entière. Dieu lui apparaît dans sa gloire au milieu des séraphins. Devant la majesté de ce qu’il voit et entend, Isaïe est saisi d’effroi : il se sent écrasé par la sainteté du Seigneur et ressent au plus profond de lui-même son indignité. Purifié par le feu d’un charbon ardent qu’un séraphin vient appliquer sur ses lèvres, il devient capable de parole : au Seigneur demandant qui envoyer, il se propose : « me voici, envoie-moi. » Belle image du pouvoir de Dieu qui appelle. Ici, point d’objection à la demande divine, comme souvent dans les récits bibliques de vocation. Nous pourrons comparer cette disponibilité à celle des pêcheurs du lac de Génésareth dans l’Evangile de ce jour. .  

• Psaume 137

Ce psaume fait écho au texte d’Isaïe. Bénéficiaires nous aussi de la grâce du Seigneur qui nous appelle, nous pouvons dire : « Tu as fait grandir en moi la force, n’arrête pas l’œuvre de tes mains ».  

Luc 5,1-11

Luc fait de la pêche miraculeuse le cadre de l’appel des premiers disciples : elle donne à cet appel son sens profond. On notera l’importance du personnage de Pierre : sa primauté apparaît dès  le début de la constitution du groupe des Douze.

Tout commence par l’entrée de Jésus dans une barque qui se tenait là au bord du rivage. Nous sommes étonnés de son audace : il monte à bord sans y avoir été invité et donne à Simon l’ordre de s’éloigner du rivage. Et Jésus s’assied et de là enseigne les foules. Puis survient un nouvel ordre, lui aussi étonnant, car ce n’est pas l’heure favorable pour aller pêcher en eau profonde. Et pourtant Pierre obéit : « Sur ta parole, nous allons jeter les filets ». C’est pour lui le début d’une aventure qui remplira toute sa vie. Devant l’importance de la pêche, on fait appel aux compagnons de l’autre barque qui accourent. Réaction d’effroi de Simon, alors appelé Simon-Pierre, comme devant quelque chose de divin. Le titre de Seigneur qu’il donne à Jésus est postérieur à la résurrection : l’évangéliste anticipe donc l’expression de la foi en Jésus ressuscité. Nous apprenons que les occupants de la seconde barque sont frères et qu’ils sont les associés de Pierre : nous retrouverons ce trio en plusieurs circonstances importantes de l’Evangile.

L’interprétation de la pêche, vécue comme miraculeuse, sert d’introduction à la mission de Pierre : « Sois sans crainte (parole souvent associée dans l’Ecriture à l’annonce d’une mission et donnée en réponse à une objection de l’appelé), sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras ». Mission à laquelle sont associés les deux autres. La formule « et laissant tout, ils le suivirent » est propre à Luc. Elle dit l’incomparable pouvoir d’attraction du Maître. 

 

On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (1 Corinthiens 15,1-11) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales n° 3. Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre.

 
 
Vidéo
La fenêtre du père Marc :
"Je ne chante pas pour passer le temps"