Ce site peut être amené à utiliser des cookies pour son bon fonctionnement. En continuant à naviguer sur ce site sans modifier le paramétrage de votre navigateur vous consentez à l'utilisation de ces cookies.
Pour en apprendre plus au sujet des cookies et pour savoir comment les désactiver, consultez le site de la CNIL. Pour plus d'information lisez les infos légales du site.
29° dimanche du temps ordinaire (16 octobre 2016)
 
 
"Le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? "
 

• Exode 17,8-13

Les Amalécites sont des ennemis traditionnels d’Israël. On les trouve dans le livre de l’Exode mais aussi dans les livres de Samuel (1 S 15 ; 2 S 30). Le geste de Moïse tenant en direction de l’ennemi son bâton, avec lequel il avait fait sortir l’eau du rocher, est un geste rituel de malédiction. Mais ce bâton est aussi le bâton de Dieu et quand Moïse l’élève c’est pour intercéder en direction du Seigneur qui avait dit, avant la traversée de la mer Rouge, qu’il combattrait pour son peuple (Ex 14, 14). Cependant la fatigue, bien humaine, est là et il faut trouver un artifice pour que Moïse persévère dans son geste jusqu’à obtenir la victoire. La tradition a vu dans ce geste un modèle d’intercession confiante et persévérante auprès de Dieu. Nous pouvons faire le lien avec l’évangile du jour : « il faut toujours prier sans se décourager ».


Psaume 120

Ce psaume est l’un des psaumes des montées que les pèlerins chantaient en approchant de Jérusalem. La prière est ici représentée par les yeux levés vers les hauteurs, là où se trouve le Seigneur. Il est le créateur mais aussi celui qui peut secourir car il est le gardien d’Israël, il veille sur son peuple et ce en tout temps.

• Luc 18,1-8

Nous avons déjà rencontré (dans l’évangile du 17ème dimanche) une première parabole de Luc sur la nécessité de prier avec insistance. C’était la parabole de l’ami importun qui vient en pleine nuit déranger son voisin pour lui demander trois pains (Lc 11, 5-8). Dans les deux paraboles Jésus montre que ce qui peut être obtenu des hommes, tout ‘mauvais’ qu’ils sont, peut à plus forte raison être obtenu de Dieu qui est la bonté même. Ici c’est une veuve qui veut obtenir justice. Dans la Loi de Moïse, la veuve et l’orphelin font l’objet d’une protection particulière, privés qu’ils sont de la protection naturelle d’un époux et père. Le juge est donc pour la veuve le défenseur de son droit. Mais, comme l’ont souvent dénoncé les prophètes, ceux qui doivent rendre la justice peuvent être eux-mêmes sans justice. C’est le cas du juge inique de la parabole qui, ne craignant pas Dieu, ne pouvait aimer les hommes. Il faut la supplique obstinée de la veuve, qui lutte pour sa subsistance, pour venir à bout de son impiété. Il finit par faire droit à sa demande dans son propre intérêt, pour « avoir la paix ». Que Jésus ait comparé Dieu à un juge inique peut nous choquer. Son objectif est clair : mettre en valeur par ce contraste l’infinie bonté de Dieu et nous convaincre de le prier avec confiance sans jamais nous lasser. Mais pourquoi cette conclusion inattendue sur la foi lors du retour du Fils de l’homme ? Jésus a évoqué précédemment le jour du Fils de l’homme (Lc 17, 22-37) comme la dernière épreuve à traverser avant la victoire finale. Au moment où Luc écrivait son évangile, les communautés chrétiennes, qui traversaient parfois de graves épreuves, devaient prier pour rester fermes dans leur foi. Il nous est nécessaire encore  aujourd’hui, de prier pour nourrir notre foi et notre espérance dans le retour du Fils de l’homme. Telle est la leçon que vous nous donner Jésus.        

 

On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (2 Timothée 3,14 – 4 2) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales n° 11. Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre.

 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org