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18° dimanche du temps ordinaire (2 août 2015)
 
 
"Celui qui vient à moi n'aura jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura jamais soif... "
 

• Exode 16,2-4.12-15 

Après la traversée de la mer Rouge vient la traversée du désert avec l’épreuve de la faim et de la soif. D’où les récriminations du peuple. Il commence par regretter le passé et veut revenir en arrière, à la servitude d’Égypte. Faim et soif sont l’occasion d’une épreuve entre Dieu et les fils d’Israël : aux murmures, le Seigneur répond par la promesse d’un don. Mais vont-ils s’attacher au seul don ou entrer dans la confiance envers celui qui donne et qui les a libérés ? Notons le lien entre la déclaration d’identité du Seigneur, le bienfait qu’il accorde et la confession qu’il espère en retour : « Alors vous saurez que moi, le Seigneur, je suis votre Dieu » (v. 12).

Le don de la manne appelle la foi car elle est en même temps matérielle et immatérielle, « givre » et « rosée », présence et absence. Son nom est d’ailleurs marqué de mystère : « Mann hou ? Qu’est-ce que c’est ? » La réponse de Moïse à cette question annonce « le pain venu du ciel » (Jn 6, 31) dont nous parlera Jésus.

• Psaume 77

Certains psaumes remémorent, en vue de la louange, les bienfaits du Seigneur au long de l’histoire d’Israël, « ce que les pères nous ont raconté ». C’est le cas du Ps 77 qui fait mémoire de l’expérience de l’exode et de la nourriture au désert. Ici la manne est « le froment du ciel ». Une réserve de la manne, placée dans l’arche d’alliance, demeurera comme un mémorial pour le peuple d’Israël (Ex 16, 32 - 34).


• Jean 6,24-35

La foule a retrouvé Jésus. Mais que cherche-t-elle en lui ? Le pain qu’il donne ? Mais Jésus veut se donner lui-même en nourriture à ceux qui croient en lui. Une nourriture « qui demeure », la vie éternelle,

Le thème de la vie parcourt tout l’Évangile de Jean. Ici il s’applique à la nourriture : c’est le discours sur le pain de vie. Nous sommes à la synagogue de Capharnaüm peu après la multiplication des pains. Près de Tibériade, les convives ont été rassasiés. Jésus veut maintenant les faire passer du pain qui nourrit le corps à la source même de la vie. Son message est d’une radicale nouveauté et ses auditeurs ne parviennent pas à le comprendre. Ils redemandent un signe : ils ont donc manqué le signe de la multiplication des pains. Auraient-ils du moins saisi le sens de la manne au désert ? Non, puisqu’ils s’en souviennent comme d’un don de Moïse et non de Dieu. Or, aujourd’hui, Jésus leur propose un « pain de Dieu » venant du ciel pour donner la vie et non seulement à Israël mais au monde.

Le malentendu est bien grand entre Jésus et la foule. Celle-ci réagit comme la Samaritaine devant la promesse de l’eau vive : « Donne-nous toujours de ce pain-là ». Jésus révèle alors qu’il est lui-même le pain de vie qui satisfera toute faim. Mais comment recevoir cette parole sans croire en lui ? Un peu auparavant, il avait dit à ses disciples : « Ma nourriture est de faire la volonté du Père et d’accomplir son œuvre » (4, 34). Quelle est cette œuvre du Père ? La réponse est saisissante de simplicité : «  L’œuvre de Dieu c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé » (v. 29). Jésus nous laisse donc ce message : « Ma nourriture, mon besoin le plus profond, mon plus grand désir, c’est que vous croyiez en moi ». Il attend notre réponse.


On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (Éphésiens 4,17.20-24) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales n° 9. Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre.

 
 
Vidéo
La fenêtre du père Marc :
"Je ne chante pas pour passer le temps"