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"Seigneur, apprends-nous à prier... "
 

• Genèse 18,20-32 

C’est un dialogue émouvant que cette négociation entre Abraham et le Seigneur. Alors que celui-ci a décidé de détruire les deux villes de Sodome et Gomorrhe à cause de la dépravation de leurs habitants, Abraham intercède pour obtenir le salut de Sodome où vit son neveu Lot. Lot, qui est un juste, représente ce que les prophètes appelleront plus tard le « petit reste », groupe de ceux qui sont restés fidèles à l’alliance avec Dieu. Le poids de ce petit groupe par rapport à l’ensemble, ici les habitants de Sodome, est-il suffisant pour faire pencher dans le sens favorable la balance de la justice divine ?  Telle est la question que pose notre récit.

Admirons l’audace d’Abraham mû par le désir d’infléchir en faveur des hommes le dessein divin. À cinq reprises il sollicite la miséricorde de Dieu en négociant l’« efficience » d’un nombre de justes de plus en plus bas. Pourquoi s’est-il arrêté à dix ? Nous ne le saurons pas. Sodome, figure du mal, sera détruite mais Lot aura la vie sauve. C’est avec le serviteur souffrant d’Isaïe et ultimement avec le Christ que l’intuition d’Abraham trouvera confirmation : Jésus, le seul parfaitement Juste obtiendra le salut de tous.

Quelles leçons pour nous aujourd’hui ? Par notre baptême, nous avons été justifiés par le Christ, nous avons reçu capacité de renoncer au mal (deuxième lecture). Il nous revient de vivre en fidélité à cette grâce et d’augmenter ainsi le poids de la justice dans le monde. Ensuite mettons toute notre audace à prier Notre Père comme Jésus l’indique à ses disciples : « Que ton règne vienne » ou, ce qui revient au même, « délivre-nous du mal » selon Matthieu. 

• Psaume 137

Dans ce chant, le psalmiste exprime «  de tout son cœur » sa reconnaissance au Seigneur pour l’éclatante manifestation de son amour et de sa fidélité : « tu fis grandir en moi la force », « tu me fais vivre », « le Seigneur fait tout pour moi ».

• Luc 11,1-13

La version du Notre Père selon Luc est plus courte que celle de Matthieu qui est la prière récitée jusqu’à aujourd’hui : elle ne comporte que deux demandes concernant Dieu et trois nous concernant. On peut s’étonner de commencer par « prier Dieu pour Dieu » : « que ton Nom soit sanctifié, que ton règne vienne ». En réalité ces deux premières demandes nous concernent déjà. Quand Ézéchiel prophétise la sanctification du Nom de Dieu en Israël parmi les nations, il annonce que Dieu la réalisera en donnant « un cœur nouveau » aux enfants d’Israël, un cœur ouvert à sa sainteté (Éz 36, 23-28). Puissions-nous à notre tour mener une vie qui rayonne la sainteté de Dieu. C’est ainsi que nous contribuerons à l’avènement de son règne dans notre monde.

Viennent ensuite les demandes plus directement orientées vers nos besoins : le pain pour chaque jour, condition de notre subsistance ; le pardon de nos péchés, condition du maintien de notre relation à Dieu, avec cet engagement à pardonner nous aussi aux autres ; la force de ne pas entrer dans l’attrait de la tentation, grâce au discernement qui nous fera éviter le premier faux pas.

L’Évangéliste complète la prière par la parabole de l’ami importun avec ce message : priez de manière insistante et vous serez exaucés. À cause de votre insistance mais surtout à cause de la bonté du Père. Quel père parmi les hommes pourrait refuser la nourriture à ses enfants ? Aucun. À plus forte raison votre Père du ciel. Il donnera à ceux qui le lui demandent l’Esprit-Saint lui-même. Or l’Esprit-Saint, nous dit saint Paul, c’est celui qui prie en nous mieux que nous : il « vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. »  L’Esprit-Saint c’est donc l’assurance en nous d’une prière « selon Dieu » (Rm 8, 26-27).

 

On trouvera des pistes d'approfondissement pour l'Épître (Lettre aux Colossiens 2,12-14 ) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales n° 9. Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre.

 
 
Vidéo
La fenêtre du père Marc :
"Je ne chante pas pour passer le temps"