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"Va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel... "
 

• Livre de la Sagesse 7,7-11

Ce passage ne présente aucune difficulté ! Salomon a demandé la Sagesse et elle lui a été donnée, en réponse à sa prière. Il ne désirait qu'une chose, auprès de laquelle tout lui semblait sans valeur : la Sagesse. « Je l'ai préférée aux trônes et aux sceptres ; à côté d'elle, j'ai tenu pour rien la richesse » - verset dont la force préfigure les formules de Paul: « Mais tous ces avantages que j’avais, je les ai considérés, à cause du Christ, comme une perte. Oui, je considère tout cela comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. À cause de lui, j’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures, afin de gagner un seul avantage, le Christ, et, en lui, d’être reconnu juste, non pas de la justice venant de la loi de Moïse mais de celle qui vient de la foi au Christ, la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi » (Ph 3, 7-9). 

Salomon a prié et la sagesse lui fut accordée, car comme il l’a antérieurement souligné, il ne l’a pas reçue au berceau, il est un homme comme les autres. Et, avec elle, « tous les biens » lui « sont venus » (7, 11). Puissions-nous espérer que tous ceux qui ont quelque responsabilité de gouvernement s’approprient cette si belle prière, ainsi que nous-mêmes.

 
• Psaume  89

Nous n’avons pas de mal à comprendre pourquoi ce psaume a été choisi en réponse à la première lecture. Il est le seul qui soit attribué à Moïse, peut-être à cause de ses contacts avec la Genèse et le Deutéronome (cf. Dt 32). C’est la prière d'un sage pénétré des Écritures (allusions à la Genèse, à Job et au Deutéronome) qui médite sur la faiblesse humaine et la brièveté de la vie écourtée par le péché. Le psalmiste demande aussi de pénétrer la Sagesse et la suite du psaume laisse entendre que telle n’a pas toujours été sa conduite, qui lui a valu ce qu’il considère comme un châtiment de la part de Dieu. Il supplie alors pour que Dieu se ravise de son attitude et lui accorde de passer des jours de joie.

• Marc  10,17-30

Le 1er épisode de ce passage habituellement appelé le jeune homme riche est composé essentiellement d’un dialogue entre Jésus et cet homme. Comme plus haut (1,40) il offre à Jésus une marque exceptionnelle de respect, en « tombant à genoux devant lui » sans toutefois implorer de Jésus une guérison. « Bon maître » dit-il : sans doute fait-il appel ici à la compétence de Jésus. La question posée le concerne : « Que faut-il que je fasse… ? »

En déclarant d’emblée : « Tu connais les commandements » (v.19), Jésus laisse entendre que la condition pour obtenir la vie éternelle, c’est pour cet homme, comme pour tout israélite, d’observer les « commandements » de la Torah, connus, il va de soi, par chacun et Jésus en donne une liste.

La répartie du jeune homme qu’on pourrait taxer de présomption n’en est pas moins sincère et Jésus ne la contredit pas : « Tout cela », l’homme l’a « gardé dès sa jeunesse » Alors « Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima » Cela en dit long sur la tendresse que Jésus porte sur celui qu’il va appeler à aller plus loin, dans une démarche d’amour.

L’ordre de Jésus qui porte sur le présent est assorti d’une promesse : « Tu auras un trésor ». Mais cet ordre ne laisse aucun délai. L’appel tel qu’il est formulé a pour visée d’agréger ce nouvel appelé à la société de ceux qui suivent Jésus, après avoir rompu les liens qui pourraient l’en empêcher.

C’est sans doute parce qu’il a entrevu quelque chose auquel il n’a pas le courage de répondre, que le jeune homme s’en va « tout triste » Cette scène montre que l’obstacle que représente les richesses, face au salut, est presque insurmontable, ce que confirmera la scène suivante. Avoir compris que Jésus appelle à le suivre et le refuser, c’est se condamner à la tristesse ! « Que nos cœurs pénètrent la Sagesse » pouvons-nous implorer avec le psaume afin que nous ne soyons pas sourds aux appels du Christ émanant de son amour pour nous !

La suite du texte insiste encore sur le regard de Jésus (v.27) qui annonce l’importance de ce qui va suivre. Ce qui est souligné, ici, c’est que le salut d’un riche est possible en raison de la puissance de Dieu, alors qu’humainement parlant son sort est gravement compromis à cause de ses richesses !

Si Dieu peut sauver le riche, c’est donc que tout est possible à Dieu ! Écho à la parole de Dieu à Sarah (Gn 18,14), ou à Marie (Lc 1,37) ! Cf. aussi Rm 11,33. Le texte ne se termine pas sur une note pessimiste. Il suggère de s’en remettre avec confiance à Dieu, Maître de l’impossible !


On trouvera des pistes d'approfondissement pour l'Épître (Lettre aux Hébreux 4,12-13) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales n° 11. Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre.

 
 
Vidéo
La fenêtre du père Marc :
"Je ne chante pas pour passer le temps"