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Traduction de la Bible
3
Billon Gérard
89
Nieuviarts Jacques
Les 26 traductions françaises disponibles
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Ce catalogue a été réalisé au 1 juillet 2011 avec l’aide de la librairie La Procure (Paris) et des sites web de la Société biblique française www.editionsbiblio.fr et de la Maison de la Bible (Genève) www.maisonbible.net (cliquer sur « infos produits » puis « bibles françaises »). N’ont été retenues ni les anthologies ni les éditions séparées du Nouveau Testament ou de tel livre.

Les différences confessionnelles tiennent principalement à l’absence (protestante) ou la présence (catholique) des deutérocanoniques. 

La plupart de ces traductions (et d’autres, plus anciennes) sont disponibles sur le web. Voir www.lexilogos.com/bible/htm 

1. Traductions anciennes

 1.1. La Bible nouvellement translatée par Sébastien Castellion (1555). Préface de P. Gibert et J. Roubaud, commentaires de M.-C. Gomez-Géraud. Bayard, Montrouge, 2005. Chef-d'œuvre du XVIe siècle à redécouvrir. 

1.2. La Bible. Trad. de Louis-Isaac Lemaître de Sacy. Préface et introductions de P. Sellier. « Bouquins », R. Laffont, Paris, (1990) 2008. La légendaire « Bible de Port-Royal » achevée en 1693. Édition de 1841 légèrement modernisée. 

2. Traductions juives
2.1. La Bible, Torah, Nevihim, Ketouvim. Trad. S. Cahen, introd. M.-A. Ouaknin. Les Belles Lettres, Paris, 1994. Traduction au plus près des structures de la langue source hébraïque, achevée en 1851.

2.2. La Bible : la Torah, les Prophètes, les Hagiographes. Trad. par les membres du rabbinat français, dir. Z. Kahn (1906). Éd. Colbo, Paris, 1973 (texte seul, format poche) ; Éd. Saraël, 2008 (avec commentaires sur les 613 commandements). Suit le texte hébreu, dans un français aujourd’hui un peu désuet 

3. Traductions protestantes

3.1. La Sainte Bible. Trad. L. Segond 1880, révisée en 1910. Fidélité au texte source ; correspondances formelles dans la langue cible. Plusieurs formats, avec ou sans introductions et notes, dans les catalogues des éditeurs Bibli’O (Villiers-le-Bel), Excelsis (Charols), Vida (Nîmes), Société biblique de Genève…

3.2. La Bible à la Colombe. Trad. Segond 1910 révisée. Alliance biblique universelle, 1978. Plus de cohérence entre le texte source et la langue cible. Vocabulaire modernisé. Surnommée ainsi à cause du dessin de couverture. Plusieurs formats avec ou sans notes et références parallèles. 

3.3. La Sainte Bible. Nouvelle édition de Genève. Société biblique de Genève, Romanet-sur-Lausanne, 1975 rév. 1979. Révision légère de la Segond 1910 portant sur la conjugaison et le vocabulaire. 

Utilisée pour deux bibles d’étude : 1) La Sainte Bible avec commentaires de C.I. Scofied, Société biblique de Genève, 1975 (annotation historique et doctrinale [évangélique], chaînes de thèmes) ; 2) La Sainte Bible avec commentaires de J. MacArthur, Société biblique de Genève, 2006 (Parallèles, annotation littéraire, historique, théologique [évangélique, créationniste]). 

3.4. La Nouvelle Bible Segond. Bibli’O, Villiers-le-Bel, 2002. Trad. Segond entièrement reprise par un comité pluriconfessionnel (baptiste, luthéro-réformé, pentecôtiste, adventiste). Fidélité au texte source, cohérence dans l’expression française. Deux formats : 1) Édition d’étude avec introductions, encadrés, notes et annexes ; 2) traduction seule. 

Utilisée également par La Bible Thompson, éd. Vida, Nîmes, 2009 (parallèles, chaînes de thèmes bibliques, historiques, doctrinaux [évangélique], annexes).

3.5. La Bible Segond 21. Société biblique de Genève, Romanet-sur-Lausanne, 2007. Révision de la Segond 1910. Correspondances formelles. Public visé : les jeunes du xxie siècle. Plusieurs formats avec ou sans notes.

 

Deux éditions d’étude : 1) La Bible Segond 21 avec notes de référence, Société biblique de Genève, 2007 (parallèles, commentaires historiques et bibliques) ; 2) La Bible avec notes d’études Vie nouvelle, Société biblique de Genève, 2009 (annotation généreuse, pistes d’actualisation). 

3.6. La Bible du semeur. Trad. A. Kuen et des théologiens évangéliques. Éd. Excelsis, Charols, 1992 rév. 2000. Équivalence fonctionnelle dans un français courant. Plusieurs formats dont la Bible d’étude. Version Semeur 2000, 2001 rév. 2005 (notes, parallèles, index). 

3.7. La Sainte Bible. Trad. J. N. Darby. Éd. Bonne Semence, 2005. Traduction/calque. Pas de notes. Texte datant de 1885, N.T. révisé en 2005. 

4. Traductions catholiques

4.1. La Sainte Bible selon la Vulgate. Trad. J.-B. Glaire ; notes de F. Vigouroux (1902). Éd. DFT, Argentré-du-Plessis, 2002. Traduction sur le latin très prisée à sa sortie. Vieillie.

4.2. La Sainte Bible d’après les textes originaux. Trad. A. Crampon (fac-similé de l’édition de 1923), Éd. DFT, Argentré-du-Plessis, 2001. Suit de près le texte source ; bonne lisibilité dans un français aujourd’hui désuet. 

4.3. Bible pastorale. Trad. G. Passelecq et des moines de Maredsous (1950 [Bible de Maredsous], rév. 1968). Brepols, Turnhout, 1997. Trad. littéraire et non pas littérale. Annotation précise, guide de lecture actualisant, renvois à la proclamation liturgique (catholique, byzantine et juive). 

4.4. La Bible de Jérusalem. Trad. sous la dir. de l’École biblique de Jérusalem (1956, rév. 1973 et 1998). Le Cerf, Paris, 2000. Au fil des révisions, fidélité plus grande au texte source et harmonisation du vocabulaire. Abondante annotation littéraire, historique et théologique. Deux éditions principales, « major » et « compacte ». Plusieurs formats, y compris chez d’autres éditeurs, avec annotation plus ou moins réduite et présentation plus ou moins luxueuse. 

4.5. La Bible. Trad. E. Osty et J. Trinquet, Le Seuil, Paris, 1973. Trad. rigoureuse et élégante. Correspondances formelles de la langue source à la langue cible. Riche annotation linguistique, historique et théologique qui, désormais, date un peu. 

4.6. La Bible présentée par P. de Beaumont, Fayard-Mame, Paris, 1981. Trad. littéraire et non pas littérale. Veut transposer dans la langue cible la poésie du texte source. Annotation simple de type spirituel. Glossaire

4.7. La Bible des peuples. Trad. B. et L. Hurault, Fayard, Paris, 1998. Langage simple pour un public cible populaire. Introductions brèves, annotation de type moral et spirituel. 

4.8. La Bible nouvelle traduction. Trad. par des binômes d’exégètes et d’écrivains. Bayard, Montrouge, 2001. Idée force : jouer sur la pluralité des genres et des écritures dans le français d’aujourd’hui. Résultats inégaux. Une édition grand format avec mise en page élégante, introductions concises, glossaire. Une édition poche avec traduction seule. 

4.9. La Bible de la liturgie. Trad. officielle pour les célébrations sous l’égide de l’Association épiscopale liturgique francophone. Brepols, Turnhout, 1993. Idée force : le sens du texte source doit passer dans la langue cible « à l’oreille ». Annotation très réduite. Actuellement incomplète. Une édition intégrale s’annonce : la Traduction liturgique de la Bible. 

5. Traductions interconfessionnelles 

5.1. La Bible TOB. Traduction œcuménique (1975, rév. 1988 et 2010). Le Cerf/Bibli’O, Paris/Villiers-le-Bel, 2010. Correspondances formelles dans un français usuel. Riche annotation littéraire, historique, théologique sans être doctrinale. Avec les deutérocanoniques ; ajout, en 2010, de six livres admis par les orthodoxes. Deux éditions, l’une avec notes intégrales et l’autre, dans divers formats, avec notes essentielles.

5.2. La Bible en français courant. Par une équipe interconfessionnelle. Bibli’O, Villiers-le-Bel, 1982, rév. 1997. L’équivalence fonctionnelle privilégie le sens du texte source dans un français usuel. Notes réduites. Plusieurs formats avec ou sans les deutérocanoniques.

La traduction, avec les deutérocanoniques, a été reprise, chez le même éditeur, pour La Bible expliquée (2004, introductions et copieuses notices en marge) et pour Ze Bible (2011, aides à la lecture conçues pour les jeunes). 

5.3. La Bible, Parole de vie. Par une équipe interconfessionnelle. Bibli’O, Villiers-le-Bel, 2000. L’équivalence fonctionnelle rend le texte source en « français fondamental » (syntaxe simplifiée, vocabulaire limité). Plusieurs formats avec ou sans les deutérocanoniques. 

6. Autres 

6.1. La Bible. « Bibliothèque de la Pléiade », Gallimard, Paris ; t. 1, Ancien Testament, trad. par une équipe sous la dir. d’E. Dhorme, 1956-1959 ; t. 2, Nouveau Testament, trad. J. Grosjean et M. Léturmy, 1971. Correspondances formelles du texte source à la langue cible, plus réussie pour l’A.T. Riche annotation linguistique, historique et géographique qui date un peu. 

6.2. La Bible Chouraqui. Desclée de Brouwer, Paris, 1985. Juif, A. Chouraqui traduit la Bible chrétienne (avec les deutérocanoniques). Le français est volontairement malmené pour laisser entendre les échos de la langue source. Annotation réduite. 

6.3. Les Saintes Écritures. Traduction du Monde nouveau. Watchtower Bible, New York, 1974, rév. 1995. Trad. tendancieuse au service de la doctrine des Témoins de Jéhovah, groupe chrétien millénariste. Sans les deutérocanoniques


© Jacques Nieuviarts et Gérard Billon, SBEV / Éd. du Cerf, Cahier Évangile n° 157 (septembre 2011), "Traduire la Bible en français", p. 23-25.  


 

 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org